Y’en a marre du SMIC

Posté par ippolito le 17 décembre 2012

Le smic augmente de 0,3% à 1430 euros bruts mensuel

Cette revalorisation correspond à la stricte augmentation légale. Au total sur l’année, le salaire minimum aura pogressé de 2,3%, compte tenu d’une inflation de 1,3%.

Le salaire minimum augmentera de 0,3% au 1er janvier, à 9,43 euros bruts l’heure, selon plusieurs membres de la réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC).

Cette revalorisation, annoncée par le ministre du Travail, Michel Sapin, devant la CNNC, correspond à la stricte augmentation légale, après une hausse de 2% au 1er juillet, dont un coup de pouce de 0,6%. 

Sur la base de 35 heures, le smic passera de 1425 euros bruts à 1430 euros bruts au 1er janvier. Au total sur l’année, le Smic aura progressé de 2,3% et «compte tenu de l’inflation de +1,3% constatée sur l’année, cette hausse globale correspond à un gain de pouvoir d’achat de 1%» pour les 2,6 millions de salariés rémunérés au Smic, a précisé le ministère dans un communiqué.

Exit l’idée, lancée par François Hollande avant l’élection présidentielle, d’une indexation du salaire minimum sur la croissance. Cette révision du mode de calcul de la hausse du smic, annoncée officiellement lors de la grande conférence sociale du mois de juillet, visait à faire profiter les salariés smicards des fruits de la croissance. 

Selon le ministre du Travail, Michel Sapin, invité dimanche du «Grand rendez-vous Europe 1-iTélé-Le Parisien», une telle réforme n’est cependant plus à l’ordre du jour.

Dans un contexte économique morose, «partager les fruits de la croissance est aujourd’hui extrêmement difficile» et «n’aurait pas beaucoup de sens», justifie le ministre. 

Dans la mesure où le gouvernement envisageait de répercuter chaque année la moitié de la croissance du PIB sur le salaire minimum (0,5% pour une croissance de 1%, par exemple), elle ne se traduirait en tout cas par aucune hausse tangible du pouvoir d’achat des salariés concernés.

Pertes d’emploi

Le gouvernement se réserve la possibilité de mettre en œuvre cette réforme lorsque la croissance repartira. Mais il privilégie, en attendant, une autre piste. La revalorisation du smic étant aujourd’hui essentiellement calquée sur l’inflation, il envisage d’isoler la hausse des prix dont pâtissent réellement les salariés au smic. 

«L’inflation n’est pas la même pour ceux qui gagnent très peu et pour ceux qui gagnent beaucoup», a expliqué le ministre.

 Alors que l’inflation, ces douze derniers mois, se limitait en moyenne à 1,4% en novembre, selon l’Insee, les prix de l’alimentation ont grimpé de 2,6% et ceux des loyers de 1,7%. Les factures d’électricité ont de leur côté progressé de 3,2% et celles de gaz de 8,3%.

Dans son dernier rapport, le groupe d’experts sur le smic, mis en place pour quatre ans par Nicolas Sarkozy en 2009, ne préconise ni l’une ni l’autre de ces réformes.

 Il souligne que la croissance du PIB est révisée régulièrement, jusqu’à trois ans après la période concernée, ce qui ne manquerait pas d’engendrer «de grandes difficultés au moment de la prise en compte» de ces révisions. 

Surtout, ils mettent en garde le gouvernement contre une hausse du salaire minimum supérieure à celle de l’ensemble des revenus, qui pénaliserait l’emploi.

Pas de «coup de pouce»

François Hollande «n’avait pas dit qu’un coup de pouce aurait lieu à chaque fois! Le coup de pouce a déjà eu lieu» au mois de juillet, a rappelé le ministre. Pour la première fois depuis 2006, le gouvernement avait augmenté le salaire minimum au-delà de l’inflation, de 0,6%. 

La hausse totale, de 2%, s’était traduite par un gain de 21,5 euros net par mois et par salarié, portant le salaire minimum à 1425,67 euros brut. 

Il s’agissait d’une augmentation anticipée, puisque le smic est d’ordinaire revalorisé chaque année au 1er janvier. «Les salariés au smic ont gagné plus pendant toute la seconde moitié de 2012» que ne le prévoyait la procédure normale, a rappelé Michel Sapin.

Par Marie Bartnik

http://www.lefigaro.fr/social/2012/12/16/09010-20121216ARTFIG00071-la-hausse-du-smic-au-1er-janvier-limitee-a-l-inflation.php

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Y’en a marre de la hausse des impôts

Posté par ippolito le 17 décembre 2012

Hausse de 20 milliards pour les particuliers

Le surcroît de taxes décidées depuis mai ne sera pas compensé par des baisses futures, à la différence des entreprises.

Le crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice), voté par les députés hier dans le cadre du collectif budgétaire, passe mal à la gauche du PS, où l’on s’inquiète ouvertement d’un « cadeau » exorbitant fait sans concession aux entreprises. Alors que les particuliers, eux, vont subir de lourdes hausses de prélèvements.

La synthèse des effets des textes budgétaires adoptés depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande apporte de l’eau à leur moulin : les ménages vont subir une hausse de taxes globale d’environ 15 milliards d’euros en 2013, selon la nomenclature de Bercy (qui englobe, ce qui peut être contestable, les hausses de prélèvements sociaux des travailleurs indépendants dans la partie ménages). 

Et il faudra y ajouter les hausses de TVA (7 milliards en 2014) et de fiscalité « verte » (3 milliards en 2016) pour financer le Cice. En considérant que les hausses de TVA sont entièrement répercutées sur les prix à moyen terme et que la fiscalité verte pèserait davantage sur les entreprises, cela aboutit à une hausse de prélèvements d’un peu plus de 20 milliards pour les ménages.

Nombre de ménages touchés

Le gouvernement met en avant le fait que ce sont les plus aisés qui sont les plus touchés, via la hausse de l’ISF, des droits de succession (deux dernières tranches), et surtout la progressivité renforcée de l’impôt sur le revenu (tranche marginale à 45 %, plafonnement des niches fiscales à 10.000 euros, alignement partiel de la fiscalité du capital sur le travail, etc.). 

Sans oublier la taxation à 75 % pendant deux ans des revenus dépassant 1 million d’euros.

Mais de nombreuses mesures affectent un nombre beaucoup plus large de ménages, à l’instar de la fin des exonérations de charges sur les heures supplémentaires (2,7 milliards de pertes pour les salariés) ou encore de la hausse de la CSG sur les revenus du capital, votée sous Nicolas Sarkozy dans le cadre de la TVA sociale mais maintenue par François Hollande. 

Les hausses de taxes sur le tabac et la bière vont également affecter une proportion importante de consommateurs. Sans parler de la TVA qui les touchera tous.

Etienne Lefebvre

http://www.lesechos.fr/journal20121212/lec1_france/0202442520439-hausse-de-20-milliards-pour-les-particuliers-519681.php

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Y’en a marre de la crise et des politiques d’austérité

Posté par ippolito le 13 décembre 2012

« La solution à la crise, c’est l’endettement ! »

En keynésien orthodoxe, l’économiste et analyste financier indépendant Michel Santi dénonce le dogme de l’austérité et appelle à utiliser les déficits publics pour combattre la crise.

L’économiste et analyste financier Michel Santi est membre du World Economic Forum, de l’Institut français des relations internationales et du collectif des « économistes atterrés ».

Dans Splendeurs et misères du libéralisme (L’Harmattan, 17,10€), cet « apôtre de la dette », qui s’insurge contre « l’idolâtrie néolibérale » et les politiques d’austérité, appelle à un changement de paradigme.

Selon vous, la réduction des déficits publics n’est pas une solution. Pourquoi ?

Pour réduire ces déficits, il faut passer par la case austérité. Or, l’austérité assèche la conjoncture économique européenne, entraînée dans une spirale déflationniste. Les Etats devraient mettre en place une politique expansionniste, comme cela se fait aux Etats-Unis par l’injection de centaines de milliards de dollars dans l’économie, par exemple à travers des achats d’actions.

Il faudrait donc aggraver les déficits pour sortir de la crise ?

Il va de soi qu’en l’état actuel des choses, si le déficit de l’Espagne s’aggrave, le pays ne pourra plus du tout se financer sur les marchés. Il faudrait donc des instances européennes, qui n’existent pas à l’heure actuelle, pour garantir cet endettement.

Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a pourtant affirmé en septembre que la BCE pourrait racheter sans limite la dette des Etats en difficultés…

Si c’était vraiment le cas, l’Espagne et la Grèce ne rencontreraient plus de soucis pour se financer. Je pense que ce n’est que par la mutualisation des dettes européennes que l’on pourra mettre fin à ces difficultés rencontrées par l’Europe périphérique.

 Il faut un prêteur en dernier ressort. Aux Etats-Unis, si les Etats n’avaient pas la garantie ultime de la Réserve fédérale, la crise des subprimes aurait eu la même amplitude que la crise de l’euro aujourd’hui. Or, il est impossible de garantir les dettes des pays européens si elles ne sont pas mutualisées.

Aujourd’hui, on impose à ces Etats une politique d’austérité qui a pour seul objectif de satisfaire les marchés. En France, les mesures annoncées par le gouvernement vont dans le même sens.

Certes, le gouvernement mène une politique de réduction des déficits, mais prend dans le même temps des mesures favorables à la compétitivité. N’est-ce pas une réponse plus en phase avec la réalité ?

Je vais avoir une réponse de keynésien : faire des cadeaux aux entreprises sans s’assurer de récupérer ces fonds à un moment donné n’a aucun sens. Car à part avec la hausse de la TVA, comment l’Etat va-t-il retomber sur ses pieds ? 

Par ailleurs, je pense qu’il faut aller beaucoup plus loin dans les mesures destinées à motiver les entrepreneurs. Je suis partisan d’un choc d’offre, mais financé par l’endettement.

Mais l’Etat ne peut pas vivre au-dessus de ses moyens !

Le devoir d’un Etat est d’abord de soutenir son économie, ses chômeurs, de mettre tout en oeuvre pour atténuer la déprime. Pour cela, il doit s’endetter. Il se remboursera une fois la conjoncture redressée. 

Il faut se départir de ce raisonnement néolibéral qui consiste à penser que l’Etat ne doit pas dépenser plus que ce qu’il a. C’est comme cela que les marchés ont asservi les Etats.

Votre keynésianisme n’est-il pas anachronique ? L’argent injecté par l’Etat risque fort de s’en aller vers l’étranger…

Il faut une régulation stricte et une solution globale. Un protectionnisme européen pourrait être une réponse.

Vous dites que les marchés financiers ont confisqué aux Etats leur pouvoir économique. Quelle est leur motivation profonde ?

Plus d’Etat veut dire plus de régulation, donc la remise en question des profits réalisés sur les marchés. Ceux-ci ont donc tout intérêt à rogner les prérogatives de l’Etat. 

Cette confiscation du pouvoir a eu lieu lors des années Thatcher et Reagan, sous l’impulsion des monétaristes comme Friedman. 

Evidemment, ces économistes ne partageaient pas les intérêts des marchés, mais pensaient que les marchés parvenaient toujours à un équilibre et reflétaient les fondamentaux d’une économie.

Quelle politique fiscale prônez-vous ?

Dans le cas d’une embellie économique, il faut évidemment taxer plus. Keynes disait que l’Etat devait rembourser sa dette en cas de reprise, ne serait-ce que pour ne pas hypothéquer l’avenir. Mais en temps de crise, l’alourdissement de la fiscalité n’est pas la solution.

Mais les générations futures seront également pénalisées si l’on alourdit la dette en temps de crise…

Certes, mais elles le seront aussi si la crise se prolonge. Il faut donc mettre tout en oeuvre pour en sortir au plus vite.

Propos recueillis par Louis Haushalter

http://www.challenges.fr/economie/20121123.CHA3492/michel-santi-la-solution-a-la-crise-c-est-l-endettement.html

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Y’en a marre des réquisitions de logements et des annonces de Cecile Duflot

Posté par ippolito le 10 décembre 2012

Duflot annonce des réquisitions de logements «dans les jours qui viennent»

Cécile Duflot, la ministre du Logement, était l’invitée de Dimanche +, l’émission présentée par Anne-Sophie Lapix sur Canal +.

 Elle est revenue sur les réquisitions de logements vides, l’impact de la hausse de la TVA sur le logement social et les informations qui accusent son collègue du Budget, Jérôme Cahuzac, d’avoir détenu un compte en Suisse. 

Réquisitions de logements vides. «Des réquisitions de logements vides auront lieu dans les jours qui viennent», a confirmé Cécile Duflot, tout en refusant de préciser leur nombre.

 Mercredi, elle avait estimé «probable» des réquisitions de locaux vides pour loger des sans-abri d’ici à la fin de l’année, lors d’une visite d’un futur foyer à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), mis à disposition par la SNCF.

«La réquisition fait partie de la panoplie légale et, cette fois, nous avons décidé de le faire si c’était nécessaire et c’est nécessaire», a déclaré ce dimanche la ministre du Logement. Elle a annoncé que ses services «recoupent le travail d’inventaire» fait par les préfets des régions d’Ile-de-France, de Rhône-Alpes et de Provence-Alpes-Côte d’Azur pour identifier des locaux appartenant à des personnes morales (banques, compagnies d’assurance…).

Hausse de la TVA : la ministre fait «toute confiance» à Ayrault. 

Cécile Duflot a déclaré faire «toute confiance» au chef du gouvernement pour «résoudre» les difficultés qui pèsent sur le logement social avec la hausse annoncée de la TVA. «J’ai eu l’occasion de m’exprimer sur cette question en disant très clairement que ça hypothéquait la possibilité» de construire 150 000 nouveaux logements sociaux par an, comme promis par le président François Hollande. 

Le logement social fait partie des secteurs concernés par le relèvement de la TVA, de 7% à 10% à compter du 1er janvier 2014. Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, avait déjà estimé cette semaine que le Parlement pourrait peaufiner courant 2013 la «typologie» définissant les produits et secteurs soumis aux différents taux de TVA.

Affaire Cahuzac : Duflot défend la liberté de la presse. 

La ministre du Logement a pris «note» du démenti «net» de son collègue du Budget, Jérôme Cahuzac, accusé par le site d’information Mediapart d’avoir détenu un compte bancaire secret en Suisse, mais a tenu à défendre la liberté de la presse. 

«Je prends note de deux choses : d’une part du travail de Mediapart, je pense qu’en démocratie il faut respecter la liberté de la presse, et d’autre part que Jérôme Cahuzac a dit de la manière la plus nette qui soit qu’il n’était en rien coupable de tels agissements et qu’il a porté plainte», a déclaré la ministre écologiste sur Canal+. 

Selon elle, «la liberté de la presse, c’est quelque chose d’indispensable». Pour autant, Cécile Duflot, qui a souligné ne pas connaître «très, très bien» le ministre du Budget, a souhaité que «son honneur soit pleinement rétabli» s’il est «reconnu innocent».

Mediapart accuse Jérôme Cahuzac d’avoir détenu un compte secret en Suisse et de l’avoir transféré, en 2010, à Singapour. Le ministre a démenti en bloc et porté plainte pour diffamation.’

http://www.leparisien.fr/politique/duflot-annonce-des-requisitions-de-logements-dans-les-jours-qui-viennent-09-12-2012-2392869.php

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Y’en a marre des nouveautés fiscales de 2013

Posté par ippolito le 10 décembre 2012

Crédit d’impôt, TVA… les nouveautés fiscales

L’Assemblée nationale a également adopté la série de mesures de lutte contre la fraude et l’optimisation fiscale.

Les députés ont examiné cette semaine le dernier projet de loi de finances rectificative pour 2012. En voici les principaux éléments.

• Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi

Les parlementaires ont adopté la mesure phare du plan de compétitivité du gouvernement présenté début novembre: la création du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice), censé alléger de 20 milliards d’euros, en deux ans, la fiscalité des entreprises. 

Ce Cice sera égal à 4 % de la masse des salaires bruts (hors charges patronales) compris entre 1 et 2,5 smics en 2013. Puis à 6 % à partir de 2014. Il viendra diminuer l’impôt sur les sociétés acquitté par les entreprises (IS), ou éventuellement l’impôt sur le revenu pour les sociétés imposées à ce régime.

 Les députés ont décidé que le crédit d’impôt ne pourra pas être utilisé pour augmenter les rémunérations des dirigeants ou pour accroître la part des bénéfices distribués (donc les dividendes). 

Contre l’avis du gouvernement, ils ont également étendu le bénéfice du crédit d’impôt aux coopératives. Enfin, pour ne pas léser le secteur non-lucratif (associations) qui n’est pas assujetti à l’impôt sur les sociétés, le gouvernement a fait voter un amendement qui réduit leur taxe sur les salaires.

• Refonte des taux de TVA

Les députés ont adopté la refonte des taux de TVA proposée par le gouvernement. Une révision qui consiste à faire passer, au 1er janvier 2014, le taux réduit de 5,5 à 5 %, le taux intermédiaire de 7 à 10 % et le taux normal de 19,6 % à 20 %.

Cependant, la messe n’est pas dite. De nombreux députés ont souligné que le relèvement de la TVA de 7 à 10 % serait très pénalisant pour certains secteurs, comme le logement social, la restauration, le cinéma. 

Le député PS Thomas Thévenoud, qui avait déjà réalisé un bilan à charge sur la baisse de la TVA dans la restauration, a été missionné pour réfléchir, d’ici à avril 2013, à une redéfinition des périmètres des différents taux de TVA. Si le gouvernement est ouvert, il a prévenu que cette réallocation ne devrait pas modifier l’équilibre financier global. L’enjeu est de taille: Bercy attend 6,4 milliards de la refonte des taux de TVA pour financer un tiers du coût du Cice.

• Autres mesures

L’Assemblée nationale a également adopté la série de mesures de lutte contre la fraude et l’optimisation fiscale, en les amendant à la marge (notamment en assouplissant les délais pour les donations-cessions et apports-cessions). 

Elle a validé la proposition de Gilles Carrez (UMP) demandant au gouvernement de présenter chaque année un rapport sur les départs à l’étranger et les retours de contribuables français. 

Les députés ont aussi repris la disposition du Sénat créant un crédit d’impôt pour les cotisations aux syndicats. Autre reprise sénatoriale: les élus locaux pourront revoir la cotisation foncière des entreprises (CFE) de 2012, une taxe ayant défrayé la chronique et dont les autoentrepreneurs seront exonérés. 

Les députés ont encore accepté que les sociétés d’investissement immobilier cotées (SIIC) ne payent pas la taxe de 3 % sur les dividendes en 2013, relevé les droits sur le tabac en Corse et amélioré les incitations fiscales aux tournages de cinéma.

 Ils ont enfin approuvé la création d’un fonds de 50 millions d’aide aux collectivités fragilisées par les emprunts toxiques et la mise en place d’un fonds de 170 millions pour les départements en difficulté.

http://www.lefigaro.fr/impots/2012/12/07/05003-20121207ARTFIG00614-credit-d-impot-tva8230-les-autres-nouveautes-fiscales.php

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Y’en a marre des mensonges et des trahisons

Posté par ippolito le 4 décembre 2012

Le jour de la petite trahison socialiste

Cette fois-ci les choses sont claires, on nous a menti pendant la campagne sur le TVA. On nous a demandé, j’étais dans l”équipe de campagne de démonter le projet de TVA sociale de Sarkozy. On nous à demander de diffuser des promesses pour la première année…

On nous a assuré au début de l’été que la TVA ne serait pas augmentée. On a même vu le PS fanfaronner le 1er octobre pour fêter la “non TVA”. Et voilà que les taux de TVA sont simplifiés et augmentés.

Han David, tu va avoir l’air neuneu maintenant..

Les trois taux existants 19,6%, 7% et 5,5%  seront remplacés à partir du 1er janvier 2014 par une version , «plus lisible»  : 20%, 10% et 5% . Tout ça devant rapporter 7 milliards pour “soutenir les entreprises” dont les impôts sont baissés de 20 milliards . On déplace donc un cout du travail vers les citoyens. Chose dénoncée en son temps à gauche avant la présidentielle.

On va voir la fine fleur du hollandisme triomphants devenus insiders dans les cabinets et autres nous defendre la baisse du taux de 5,5% à 5% pour mieux oublier le reste. Seront désormais taxés à 10% : travaux d’entretiens et renovation des maisons et appartements, certains médicaments, des biens culturels  comme le cinéma, transports en commun…

Et ces 20 milliards?  C’est le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) qui va être soumis à controle. Là on se dit qu’on va dans le bon sens..

Les entreprises présenteront devant leur comité d’entreprise l’utilisation des marges ainsi créées par ce crédit d’impôt pour investir ou embaucher. Un comité de suivi avec les partenaires sociaux, chargé de dresser à intervalle régulier un constat partagé sur le bon fonctionnement du dispositif, sera mis en place par l’État. Des données seront collectées pour permettre une évaluation précise du dispositif.

Il parait donc que de la transparence va être demandée, mais avec quels moyen de contrôle ? il manque des inspecteurs du travail et des impôts ! Où est le donnant-donnant que certains ont défendus en 2007 avec Ségolène Royal ?  Sans contrôle on va laisser des situations honteuses perdurer, comme celui de la filiale ”vente” d’Apple France qui ne fait aucun bénéfice grace à des montages en tout genre, et ne paye donc pas d’impôts.

Ce CICE est basé sur le nombre de salariés, et va donc favoriser des entreprises non soumises à la concurrence internationale et exploiteurs de précaires: la grande et petite distribution par exemple. Entreprises bénéficiant déjà d’éxonérations pour le temps partiel depuis qu’Aubry a mis ça sous l’impulsion de Minc.

Cela va favoriser les grands groupes, qui déjà ne payent pas beaucoup d’impôts alors que la priorité ce sont les PME/TPE/ETI. Bien sûr le gouvernement l’assure :

Une réflexion sera engagée pour que notre impôt sur les sociétés puisse, à rendement constant, avoir une assiette plus large, avec des taux qui devront être modulés. L’objectif est d’assurer une convergence européenne en matière d’impôt sur les sociétés.

Mais ça devait déjà être voté pour cette année ! encore un retard, un renoncement. Dans le meilleur des cas, ça sera voté pour le budget de 2014. Et donc avec effet en 2015.

Le reste du document , plan d’action, du gouvernement comporte aussi des décisions déja prises ou annoncée comme la BPI: on recycle les mots. Comme Sarkozy en son temps. Où est la changement dans la méthode ?

Et que dire de la tonalité générale ? continuer dans la baisse d’impôts alors que depuis 20 ans les dividendes explosent, que le capital exploite les PME/TPE et les salariés, que l’investissement ne progresse pas.

Regardez cette courbe :

Il faudrait le mettre sous le nez de tout ce qui s’approche de près ou de loin du gouvernement. Pour le reste on nous a menti, que les choses soient claires:

Désormais le soutien au gouvernement et Hollande n’existe plus chez moi. Ce sera sur chaque décision, vote ou proposition. A la carte, et ministre par ministre. Mais je dois le dire: On nous a menti pendant la campagne, On nous a trompé sur les niches fiscales, trompé sur la BCE , trompé sur le TSCG , trompé sur la TVA etc.. la liste n’est pas terminée je le craint.

Quels vont être les effets de ces mensonges et renoncements honteux dans l’électorat populaire ? Qui va profiter du “tous pourris” et du “UMPS” : je vous le donne en mille : la grosse LePen.

On nous annonce des décisions dans le domaine social en Janvier: on attendait Roosevelt qui a même fait flipper un peu les néo-cons et conservateurs européens.. Finalement on a du barrisme de gauche et le risque de voir Shroeder arriver. 

Et donc des exceptions au code du travail pour proteger les entreprises, avec de fausses protections et de fausses promesses de contrôle sans moyen de contrôle et de régulation. Je le dis toujours, le diable se cache dans les détails. Et ceux-ci sont de plus en plus précis… Et donc, on risque une grosse trahison à ce moment là.

http://politeeks.info/petite_trahison_socialiste?utm_source=feedburner&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+intox2007%2FEvnu+%28politeeks.info%29

 

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