Y’en a marre des magouilles de l’UMP

Posté par ippolito le 28 mai 2014

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Fausses factures, Bygmalion, Sarkozy : le grand déballage

L’avocat de la société de communication affirme qu’un système de «vraies-fausses factures» aurait abondé les caisses de campagne de l’ex-président. Un proche de Copé confirme.

«L’affaire Bygmalion» relancée par Libération mi-mai a connu coup sur coup, ce lundi, deux stupéfiants rebondissements. Après les révélations de notre journal concernant la facturation à prix d’or par l’UMP, de conventions souvent introuvables au bénéfice de Bygmalion, l’avocat de la boîte de com a livré sa version. Et a reconnu l’existence d’un système de fausses factures, dont le montant total – «plus de dix millions d’euros» – aurait servi à éponger les dépenses de la campagne présidentielle de l’ex-chef de l’Etat. Me Patrick Maisonneuve a clairement chargé l’UMP, affirmant que c’est «à la demande» du parti que la société a dressé l’ardoise de conventions fantômes.

Second coup de théâtre quelques heures plus tard. Invité de BFMTV, Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, a confirmé ce récit et a tout avoué, la gorge serrée. «Il y a eu un dérapage sur le nombre d’événements organisés dans le cadre de cette campagne présidentielle, je prends ma part de responsabilité. Il y a eu un engrenage irrésistible, je n’ai pas eu le courage de dire : « on en fait trop, on va dans le mur »», a-t-il reconnu, tout en dédouanant Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé. Explications.

L’avocat de Bygmalion avoue de «vraies fausses…par liberation

BYGMALION, C’EST QUOI ?

L’entreprise Bygmalion a été rachetée en 2008 par Guy Alvès et Bastien Millot, deux très proches et ex-collaborateurs de Jean-François Copé. Très vite, le député de Seine-et-Marne, patron du groupe UMP à l’Assemblée nationale, confie d’importants contrats, sans appel d’offres, à Event & Cie, filiale de Bygmalion chargée de l’événementiel. En l’occurrence, des opérations de communication, de formation des élus ou encore de création de sites web.

DE QUELLES FACTURES PARLE-T-ON ?

Entre janvier et juin 2012, l’UMP a payé dix-huit millions d’euros à la filiale de Bygmalion pour l’organisation de plusieurs événements. Parmi eux, 70 conventions thématiques – sur les retraites, le terrorisme, l’accès au crédit…-, et des dépenses de nourriture, de vidéo, de traduction ou encore de sonorisation.

Problème : comme l’a révélé Libération, ces événements n’ont laissé aucune trace ni dans les médias, ni même dans la mémoire des cadres du parti censés les avoir animées. D’où des soupçons de manipulation financière, et d’utilisation frauduleuse de ces sommes – par exemple au profit de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, dont il était déjà avéré qu’elle a dépassé le plafond des dépenses autorisées; ou au service des ambitions personnelles de Jean-François Copé.

QUE DIT BYGMALION ?

L’avocat de Bygmalion nie l’enrichissement de Copé, «ni à titre personnel, ni politiquement». En revanche, sa conférence de presse est accablante pour Sarkozy. Expliquant que ses clients en ont «gros sur le cœur», celui-ci a confirmé l’existence d’un système de fausses factures, pour un montant total de «plus de dix millions d’euros».

Ces sommes auraient en réalité financé de manière occulte la campagne présidentielle du président sortant. «Ce qui a été facturé sous le libellé « conventions », ce sont les meetings de campagne de Nicolas Sarkozy», a expliqué l’avocat, jugeant que «l’affaire Bygmalion», c’est «l’affaire des comptes de campagne» de l’ex-président. Selon Patrick Maisonneuve, Bygmalion se serait vu «imposer» ce schéma litigieux : «On leur a demandé de procéder comme cela, c’était un chantage économique […] On leur a dit que soit ils faisaient des fausses factures, soit ils n’étaient pas payés.»

QUE DIT LAVRILLEUX?

Connu pour être un animal politique à sang froid, Lavrilleux s’est livré lundi à un incroyable mea culpa. Voix cassée par l’émotion, les yeux rougis. Celui qui fut directeur adjoint de la campagne présidentielle a admis, sur BFMTV ce soir, qu’une partie des dépenses liées aux meetings du candidat UMP de 2012, au lieu d’être intégrée dans les comptes de campagne, a été «absorbée par l’UMP» sous couvert de conventions plus ou moins fictives.

Cette manipulation est due, selon lui, à une «dérive des dépenses» pendant la présidentielle. «Une manière de ventiler une partie des dépenses de campagne», justifie Lavrilleux. Au lieu de la «dizaine de meetings modestes et des deux ou trois grands meetings prévus» au départ, ce sont «44 ou 45 meetings importants» qui ont finalement été organisés. «Pour moi, il y a eu derrière toutes les dépenses dont on parle, des prestations réelles» de Bygmalion, se défend Lavrilleux, élu dimanche eurodéputé dans le Nord. Qui martèle tout au long de cette interview-confession qu’il n’y a eu «aucune malversation ni enrichissement personnel». Le directeur de cabinet de Copé assure par ailleurs que ni le patron du parti ni l’ex-Président n’étaient informés. «Mon travail de directeur de cabinet, c’est de protéger mon patron», explique-t-il les larmes aux yeux.

QUELLE EST LA LIGNE DE DÉFENSE DE COPÉ?

C’est aussi la version à laquelle se tient le patron de l’UMP: l’affaire des facturations de conventions bidons se serait tramée dans son dos. Il n’en savait «rien du tout», jure-t-il. Après avoir crié au complot de la presse contre l’UMP à l’approche des européennes, il raconte avoir finalement eu «des doutes» et a commandé un rapport à la direction générale du parti. Au bureau de politique de mardi qui réunira une quarantaine de responsables UMP et promet une franche explication, Copé a promis de donner «tous les éléments chiffrés dont (il a) connaissance» et martèle sa promesse de transparence.

L’avocat de Bygmalion décharge Copé. C’est déjà ça. Il est néanmoins difficile de croire que le patron de l’UMP n’a rien su de ces fausses factures tant les acteurs de l’affaire lui sont proches: Eric Cesari, directeur général du parti, et le fidèle Jérôme Lavrilleux, premier des Copé boys. «Je faisais confiance par définition aux gens dont c’est le métier, je n’avais pas vocation à repasser derrière», a-t-il répété ces derniers jours. C’était avant les révélations de l’avocat de la société Bygmalion qui mouille encore davantage la direction du parti.

QUEL IMPACT SUR LES COMPTES DE CAMPAGNE DE NICOLAS SARKOZY ?

L’ancien président de la République avait déjà été épinglé par le Conseil constitutionnel, qui avait confirmé le rejet des comptes de sa campagne présidentielle de 2012. En cause : la réintégration dans le calcul de 1,5 million d’euros de dépenses diverses, que l’UMP avait omis de mentionner. Résultat : le plafond des dépenses autorisées pour une campagne (22,5 millions d’euros) avait été dépassé de 466 118 euros. L’enjeu était considérable pour l’UMP, puisqu’un parti ne peut prétendre au remboursement public de la moitié de ses frais (11 millions d’euros dans le cas présent) que si ses comptes sont validés.

L’affaire avait donné lieu à l’épisode de la «souscription nationale» pour renflouer les caisses du parti et que «vive la démocratie», selon Jean-François Copé. L’affaire Bygmalion offre un nouvel éclairage sur ce dossier : en camouflant des dépenses de campagne derrière des conventions bidons, l’UMP pourrait avoir fait exploser le plafond légal dans des proportions bien plus importantes. Une enquête préliminaire a été ouverte pour faux et abus de confiance. Elle a déjà donné lieu à trois convocations. Dur d’imaginer que les responsables de Bygmalion pourront y échapper, tout comme ceux de l’UMP chargés de l’organisation de la campagne 2012.

Laure EQUY, Sylvain MOUILLARD et Dominique ALBERTINI

http://www.liberation.fr/politiques/2014/05/26/fausses-factures-de-l-affaire-bygmalion-a-l-affaire-sarkozy_1027408

 

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Y’en a marre des sénateurs

Posté par ippolito le 24 mai 2014

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Sénat : des élus UMP sont soupçonnés d’avoir détourné près de 400 000 euros

Une information judiciaire a été ouverte pour des faits de « détournements de fonds publics », « abus de confiance » et « blanchiment » visant des sénateurs UMP. C’est le journal Le Parisien qui l’annonce ce mardi 20 mai. Cette instruction fait suite à une enquête préliminaire qui a duré plusieurs mois et qui a été confiée à la brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA).

Concrètement, la justice soupçonne des détournements de fonds, évalués à environ 400 000 euros, au profit de sénateurs UMP. Tout est parti d’un signalement de Tracfin, la cellule de Bercy chargée de lutter contre le blanchiment d’argent. Des mouvements de fonds suspects ont été détectés entre deux associations de loi 1901, l’Union républicaine du Sénat (URS) et le Cercle de réflexion et d’études sur les problèmes internationaux (Crespi).

« Selon les premières investigations, l’URS, dont le siège est situé à Saint-Valérien (Yonne), a perçu des fonds de la part du groupe UMP du Sénat, versés par la questure de la chambre haute, avant de les rétrocéder à ses membres… Les détournements de fonds pourraient s’élever à près de 400 000 €, en l’espace de deux ans », explique Le Parisien.

Dans le rapport de la BRDA, il est indiqué qu’entre les mois de décembre 2009 et mars 2012, « l’URS a édité plusieurs chèques à destination d’une trentaine des 130 représentants UMP au Sénat pour un montant avoisinant les 210 000 €. Sur la même période, un virement de 70 000 € a également été effectué par l’URS au profit du Crespi. Les comptes de l’Union républicaine du Sénat ont aussi été débités de près de 113 000 € en espèces ». « Par la suite, près de 60 000 € ont encore été retirés, toujours en espèces, des comptes du Crespi », ajoute Le Parisien.

Ces sommes issues du budget du palais du Luxembourg auraient notamment servi à rembourser les frais de relations publiques des sénateurs UMP, membres de l’URS, au cours de différentes élections ».

Interrogé par Le Parisien, l’un des sénateurs a reconnu avoir fait des chèques, sans savoir qu’il ne détenait pas de délégation de signature, mais a nié « avoir perçu des espèces ». L’enquête est en cours.

*** Source
- Stéphane Sellami, « Petits arrangements entre élus ? », Le Parisien, 20.05.2014

http://www.politique.net/2014052001-senat-detournements-de-fonds.htm

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Y’en a marre des magouilles de l’UMP

Posté par ippolito le 21 mai 2014

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Affaire Copé : à quoi ont servi les 12 millions d’euros des conventions UMP en 2012 ?

C’est un véritable mystère. Après les premières révélations du Point et du Canard enchaîné sur les comptes de l’UMP, Libération s’est procuré les factures réglées par l’UMP à Event & Cie, une filiale de Bygmalion, chargée de l’événementiel.

D’après le journal, « l’UMP aurait payé près de 20 millions d’euros, entre janvier et juin 2012, à la société de communication Bygmalion, proche de Copé. Pour des prestations pas toujours évidentes à prouver ».

Sur les 20 millions d’euros, 5,6 millions ont été dépensés pour l’organisation de meeting du candidat Sarkozy. Logique pour une campagne présidentielle. Mais c’est un autre chiffre qui étonne : pendant la campagne électorale, l’UMP a aussi organisé 55 conventions pour environ 12,7 millions d’euros.

Des conventions ? En théorie, ce sont des réunions destinées à préparer le programme du candidat. « Parmi les 55 payées, seules quelques-unes ont laissé des traces sur le site de l’UMP, et ce sont souvent les moins chères. Au sein du parti, les cadres interrogés sursautent, voire s’étouffent, à l’énoncé des montants », écrit Libération.

299 000 euros pour une convention dont le principal intervenant n’était pas là ?

A lire les thèmes de ses conventions, l’UMP a brassé large: on y trouve « le terrorisme », « l’accès au crédit » ou encore « la réforme des retraites ». Certaines conventions ont coûté… 299 000 euros. Juste pour définir le programme du candidat de l’UMP ?

Problème : plusieurs intervenants, contactés par Libération, ne se souviennent pas avoir participé à de telles réunions. Par exemple, selon une facture que Libération s’est procurée, le 30 mai 2012, l’UMP a organisé une « conférence sur le crédit » avec comme intervenant principal, le député Pierre Lelouche.

Coût de l’organisation de cette conférence ? 299 000 euros : « un traiteur a été convié (21 000 euros), ainsi qu’un traducteur en langue des signes (1 500 euros). Un dispositif digne des grands soirs a été mis en place pour la vidéo (72 000 euros) et pour le son et la lumière (66 000 euros) », détaille Libération.

Sauf qu’aujourd’hui, Lelouche assure n’avoir jamais participé à cette conférence : « Je suis tout à fait étonné, répond le député à Libération. En plus, le crédit n’est pas du tout mon thème de prédilection ! Je peux vous parler de l’Ukraine autant que vous voulez, mais le crédit… ». Et celui-ci d’ajouter : « Je n’attaque personne pour le moment, nous sommes en plus en période d’élections. Mais je veux savoir pourquoi mon nom figure sur une facture consacrée à un événement auquel je n’ai pas participé ! Ils se sont trompés de pigeon ».

Un député fillonniste s’étonne, Copé conteste

Interrogés par Mediapart, plusieurs autres responsables s’étonnent de ces factures et de l’existence de ces conventions : « A partir de janvier 2012, nous étions tous en campagne, sur le terrain, explique un parlementaire fillonniste sous couvert d’anonymat. Des conventions ont bien eu lieu au cours des six derniers mois de 2011 pour définir notre projet pour la présidentielle et la plupart n’étaient pas publiques. Dans tous les cas, elles n’auraient jamais coûté 300 000 euros ! »

En marge d’une conférence de presse, Copé a contesté ces « allégations » : « On approche des européennes. On nous a fait ça avant les municipales avec les mêmes allégations, le tout mélangé, amalgamé, mal vérifié ». « Il y a une enquête préliminaire, je fais confiance à la justice », a-t-il ajouté.

Une chose est sûre pour Mediapart : ces révélations « relancent le débat sur le système de contrôle des comptes des partis politiques en France, largement défaillant. L’autorité indépendante chargée de cette mission (la CNCCFP) n’a pas été dotée, à sa création, des outils juridiques nécessaires pour débusquer des irrégularités de ce genre, et surtout les sanctionner ».
*** Sources
- Violette Lazard, « UMP : des comptes à dormir debout », Libération, 14.05.2014
- Violette Lazard, « Des factures pour seule mémoire », Libération, 14.05.2014
- Violette Lazard, « Lellouche affirme ne pas être le bon «pigeon» », Libération, 15.05.2014
- « Copé dénonce des «allégations» «mal vérifiées» », AFP, 15.05.2014
- M. Mathieu, « Affaire Copé : les conventions mystères de l’UMP », Mediapart, 15.05.2014
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http://www.politique.net/2014051601-conventions-ump.htm

 

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Y’en a marre des folles factures de l’UMP

Posté par ippolito le 17 mai 2014

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Les folles factures de l’UMP

Selon les documents que «Libération» a pu consulter, l’UMP aurait payé près de 20 millions d’euros, entre janvier et juin 2012, à la société de communication Bygmalion, proche de Copé. Pour des prestations pas toujours évidentes à prouver.

Combien l’UMP a-t-elle vraiment dépensé pour tenter de faire gagner son candidat à la présidentielle de 2012 ? D’après une enquête de Libération, qui a pu consulter les factures réglées par l’UMP à Event & Cie, la filiale de Bygmalion chargée de l’événementiel, le parti n’a pas seulement financé une partie des meetings de Nicolas Sarkozy.

Pendant la période de la campagne, entre janvier et juin 2012, l’UMP a réglé à Event & Cie pour près de 20 millions d’euros d’événements liés à la communication.

Alors que le Point révélait en février que plusieurs millions d’euros avaient été dépensés pour les meetings, notre enquête montre que les sommes versées par l’UMP à cette société fondée par des anciens proches de Copé, Guy Alvès et Bastien Millot, dépassent largement le cadre de ces événements.

Quels sont ces éléments ? Event & Cie, qui fait l’objet d’une enquête préliminaire pour faux, abus de biens sociaux et abus de confiance, a organisé des meetings de la campagne UMP (5,6 millions d’euros, dont une partie réglée par la campagne du candidat Sarkozy).

La société a aussi, et surtout, organisé pendant la campagne 55 conventions pour environ 12,7 millions d’euros. Ces réunions, destinées en théorie à préparer le programme du candidat d’un parti, ont été payées en intégralité par l’UMP. A ces prestations, viennent s’ajouter l’organisation du conseil national de l’UMP, du raout de Villepinte et diverses opérations de com pour plus de 5 millions d’euros.

Mais ce sont les conventions qui sont les plus intrigantes. Ont-elles existé ? Parmi les 55 payées, seules quelques-unes ont laissé des traces sur le site de l’UMP, et ce sont souvent les moins chères. Au sein du parti, les cadres interrogés sursautent, voire s’étouffent, à l’énoncé des montants. «Ce sont des francs CFA ?» s’étonne un ancien ministre UMP.

http://www.liberation.fr/societe/2014/05/14/les-folles-factures-de-l-ump_1017455a

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Y’en a marre du cumul des mandats

Posté par ippolito le 9 mai 2014

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Cumul des mandats: l’UMP a trouvé l’astuce pour changer la loi en 2017

Si rien ne bouge d’ici l’été 2017, les élus ne seront plus autorisés à cumuler leur mandat parlementaire avec celui de maire. Mais, en cas d’alternance, l’UMP n’a pas renoncé à revenir sur cette loi votée au forceps par la majorité socialiste à l’Assemblée en dépit d’une vive opposition du Sénat.

Farouche partisan du cumul, le député-maire UMP du Touquet (Pas-de-Calais) Daniel Fasquelle a même trouvé une astuce pour modifier la loi en urgence avant qu’elle ne s’applique pas lors de la prochaine législature.

La loi organique, qui a été promulguée début 2014, prévoit que l’interdiction d’un cumul de mandat de parlementaire avec une fonction exécutive locale, s’applique « à compter du premier renouvellement de l’assemblée à laquelle il appartient suivant le 31 mars 2017″, donc pour les députés-maires à compter des législatives de 2017.

Mais si la droite gagne les législatives, elle devrait disposer d’une fenêtre de tir d’un mois pour empêcher l’application du non-cumul, a expliqué ce mercredi 7 mai le député Daniel Fasquelle.

La bonne idée: pré-voter la loi au Sénat dès 2014 ou 2015

La loi prévoit en effet que le député nouvellement élu aura 30 jours pour faire cesser une éventuelle situation d’incompatibilité.Dans cet intervalle d’un mois, la nouvelle Assemblée pourrait donc voter une proposition de loi rectifiant ou supprimant ce texte.

Problème: comment voter une loi dans un délai aussi court? Daniel Fasquelle pense que le texte pourrait déjà avoir été voté bien avant par le Sénat. Hostile à la fin du cumul des mandats (plusieurs élus socialistes s’étaient d’ailleurs prononcés contre), la chambre haute avait voté la loi actuelle mais en y incluant une exception pour les sénateurs

Après la défaite cinglante de la gauche aux municipales, le Sénat a de grandes chances de repasser à droite en septembre 2014, lors du renouvellement partiel de la chambre. Ce qui devrait faciliter l’inscription et l’adoption d’une proposition de loi rétablissant le cumul des mandats. En 2017, l’Assemblée n’aurait alors qu’à adopter conforme le texte voté au Sénat.

Vers un non-cumul des mandats « raisonnable »?

Mais la droite n’entend pas totalement revenir sur le non-cumul. A en croire Daniel Fasquelle, l’UMP proposerait de déposer une proposition de loi au Sénat qui modifierait uniquement l’article 12 de la loi organique.

Celui-ci précise que la règle de non-cumul « s’applique à tout parlementaire à compter du premier renouvellement de l’assemblée à laquelle il appartient suivant le 31 mars 2017″. Il suffirait, selon le député, de remplacer les mots « tout parlementaire » par « tout élu occupant une fonction exécutive locale » pour que les maires élus en 2014 puissent continuer à cumuler jusqu’en 2020.

« Cela nous laisserait trois ans pour réfléchir à une loi sur un ‘cumul raisonnable’ », qui serait par exemple autorisé pour les maires de communes petites et moyennes, explique le député-maire du Touquet, dont la commune compte moins de 5000 habitants.

Selon le décompte du journal Le Monde, 283 parlementaires qui étaient candidats ont été élus ou réélus (196 députés et 87 sénateurs) ont été élus ou réélus lors des dernières élections municipales.

http://www.huffingtonpost.fr/2014/05/07/cumul-des-mandats-ump-astuce-changer-loi-2017_n_5281657.html?utm_hp_ref=france

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Y’en a marre des magouilles de Nicolas Sarkozy

Posté par ippolito le 12 mars 2014

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La longue traque judiciaire de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy et son avocat Me Thierry Herzog sont soupçonnés d’avoir voulu corrompre un haut magistrat. Le juge Serge Tournaire, déjà en charge des affaires Tapie et Buisson, a placé l’ancien président sur écoute depuis des mois. Nos révélations.

Une traque de truand. Les juges lancés aux trousses de l’ancien président ont-ils usé de méthodes disproportionnées, celles destinées « aux Gitans et au grand banditisme », à coups d’écoutes qui seraient illégales ? Ou, au contraire, les juges ne font-ils que leur travail en toute indépendance, Nicolas Sarkozy étant la cible d’investigations à la hauteur des soupçons le concernant ? « Tout cela vient du fait qu’avec Sarkozy, on présume toujours le pire… et qu’il s’avère plausible », analyse l’ancien magistrat Philippe Bilger. Le JDD reconstitue le film d’une grande chasse judiciaire. La proie? Un ancien président de la République. Un récit de polar…

Le document de l’entre-deux-tours

L’affaire libyenne démarre le dimanche, entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2012. Alors que Nicolas Sarkozy est à couteaux tirés avec François Hollande, le site Mediapart publie le fac-similé d’un document émanant de Libye, selon lequel Tripoli aurait débloqué 50 millions d’euros pour la campagne présidentielle de Sarkozy en 2007. Dans le camp Sarkozy, c’est la consternation. « Comment imaginer qu’une campagne plafonnée à 20 millions d’euros ait pu être financée par Kadhafi à hauteur de 50! », raille alors Me Thierry Herzog, l’avocat du président, chargé de déposer plainte pour « faux et usage de faux ».

Le document libyen contesté atterrit sur le bureau du procureur de Paris. Mais la présidentielle passée, ce n’est pas une mais deux enquêtes judiciaires qui seront lancées. La première pour savoir s’il s’agit ou non d’un faux, la seconde pour déterminer si les soupçons de financements libyens sont ou non avérés. Le 19 avril 2013, cette dernière enquête est confiée aux juges Serge Tournaire et René Grouman, dans la foulée de perquisitions conduites chez Claude Guéant et l’homme d’affaires Ziad Takieddine.

Quatre mises sur écoute

Pour tenter de prouver un financement libyen, les deux juges disposent de soupçons, émanant notamment de témoignages d’anciens proches de Kadhafi. Mais aucune preuve à l’horizon, ni le début d’un canal financier susceptible d’avoir vu transiter les fonds. Pis, dans l’enquête Bettencourt conduite à Bordeaux par le juge Gentil, aucune trace de financement suspect n’a été découverte concernant la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Le juge Gentil, qui a effectué des vérifications approfondies chez tous les fournisseurs de l’UMP, visant à rechercher des espèces douteuses en provenance des Bettencourt, n’a pas trouvé un centime illégal.

Les juges en charge de l’affaire libyenne renoncent donc à demander les mêmes vérifications à la police. En revanche, ils décident d’ordonner des écoutes téléphoniques, comme l’a révélé Le Monde de vendredi. Selon nos sources, quatre portables sont placés sur écoute : celui de Nicolas Sarkozy se terminant par « 75″, les portables de Brice Hortefeux et de Claude Guéant, anciens ministres de l’Intérieur, mais aussi celui du préfet Michel Gaudin, qui travaille rue de Miromesnil, aux cotés de l’ancien président.

« Sur le papier rien ne s’oppose à ces écoutes », analyse Christophe Régnard, le président de l’USM, l’association de magistrats modérée. Comme le veut la loi, puisque Nicolas Sarkozy et Claude Guéant sont inscrits au barreau des avocats parisiens, la bâtonnière de Paris d’alors, Christiane Feral-Schuhl, est informée. Puis, tous les quatre mois, la décision de mise sur écoute sera renouvelée.

Concrètement, la police est donc en charge d’écouter les conversations des portables en question. Manifestement, un travail à plein temps pour au moins une personne ! Comme le veut la loi, toutes les conversations sont enregistrées et les bandes placées sous scellés. « Mais la police ne doit retranscrire que les passages concernant l’affaire libyenne », précise Christophe Régnard.

« En revanche, si les écoutes permettent de découvrir de nouvelles infractions, le parquet doit être immédiatement avisé », ajoute le magistrat. Potentiellement, c’est donc des dizaines d’heures d’enregistrement qui sont stockées dans les ordinateurs de la police. Le ministère de l’Intérieur est-il avisé ? « Sur le papier, on peut imaginer un ministre de l’Intérieur lisant tous les soirs les écoutes Sarkozy », raille un proche de l’ancien président. « Effectivement, on ne peut jamais garantir une étanchéité totale au sein de l’appareil policier », admet Christophe Régnard.

Dans l’entourage de Manuel Valls, on dément… mollement : « Ces écoutes émanent d’un juge indépendant. » N’empêche, la longueur des écoutes dont Nicolas Sarkozy a été la cible donnera certainement lieu à polémique. « Les écoutes ne sont pas des filets dérivants au long cours pour débusquer des infractions, c’est contraire à toutes les lois européennes », tonne un avocat parisien. « Ce n’est peut-être pas éthiquement irréprochable, mais c’est juridiquement compréhensible », selon Philippe Bilger.

L’alerte Hortefeux

En novembre dernier, l’écoute du téléphone portable de Brice Hortefeux fait tiquer la direction centrale de la PJ. À trois reprises, Christian Flaesch, le directeur de la PJ de Paris, avise son ancien ministre de tutelle qu’il va être interrogé dans le cadre de l’enquête sur le document libyen et la plainte de Nicolas Sarkozy. Le patron de la PJ sort-il de son rôle en effectuant cette démarche?

Est-il ensuite victime de règlements de comptes internes à la police? Le ministère de l’Intérieur se sert-il de cette écoute pour torpiller Flaesch? Toujours est-il que Christian Flaesch, contre lequel aucune faute ne sera retenue, est écarté de son poste sur décision de Manuel Valls. Mais avec l’épisode, la mise sur écoute par le juge Tournaire du portable de Brice Hortefeux apparaît au grand jour. Dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, « les soupçons deviennent certitudes ».

Les deux « TOC »

Thierry Herzog est persuadé depuis des mois : le portable de son client est sur écoute. Avocat de Sarkozy depuis l’affaire Clearstream, Herzog voue à l’ancien président, dont il est ami depuis trente ans, une admiration et une fidélité sans bornes. « Thierry sauterait de la fenêtre du 4e étage de son cabinet si Sarkozy le lui demandait », confie avec raison un de ses amis avocats. Me Herzog décide d’ouvrir deux lignes téléphoniques prépayées. L’avocat se rend chez un opérateur à Nice et sous un nom d’emprunt ouvre deux lignes SFR et ressort de la boutique avec deux nouvelles puces de téléphone.

Dans le jargon du milieu et de la police, il s’agit de créer deux « TOC », deux téléphones utilisables en mode « talkie-walkie », destinés à n’appeler aucun autre numéro. « Les voyous utilisent des TOC justement pour déjouer les écoutes. Si vous n’appelez personne d’autre et que les téléphones sont à des noms inconnus, on ne peut pas les remonter », explique un enquêteur. Thierry Herzog confie un appareil à Nicolas Sarkozy et garde l’autre. L’avocat et son client pensent ainsi pouvoir communiquer de façon sûre.

La borne du Cap-Nègre

Nicolas Sarkozy et son avocat connaissent les mêmes difficultés que ceux qui utilisent deux téléphones, dont un qu’ils savent écouté. « Quand vous utilisez un TOC, il faut être habile, analyse un policier. D’abord, vous ne pouvez pas stopper complètement toute conversation sur le téléphone officiel, sinon vous éveillez l’attention de ceux qui écoutent, ensuite, vous êtes tenté d’utiliser le téléphone écouté pour berner ceux qui écoutent, mais là encore, mieux vaut le faire habilement. »

À plusieurs reprises, selon nos sources, l’ancien président et son défenseur, sur leur téléphone habituel, disent qu’ils se « rappellent dans dix minutes ». Mais aucun rappel ne suit. Les policiers tiquent et avertissent les juges qu’il est donc probable que les deux hommes se rappellent effectivement mais sur une autre ligne téléphonique…

La semaine du 17 février, Me Herzog est en vacances aux États-Unis en Floride. Nicolas Sarkozy est au Cap-Nègre, dans la maison de son épouse, Carla Burni. Les deux TOC, en bibande, incompatible avec le format américain, restent silencieux.

Puis au retour de l’avocat, le 22, les deux hommes se parlent une première fois sur les portables habituels. La conversation est interrompue, les deux amis convenant de « se rappeler dans dix minutes ». Cette fois-ci, le portable de Sarkozy n’est pas accroché à une borne parisienne hyperoccupée mais à celle du Cap-Nègre… Il suffit de vérifier quel téléphone a pris le relais sur cette borne juste après le premier échange. « C’est effectivement comme cela que vous pouvez découvrir un TOC… et si vous en avez un, vous avez son jumeau », analyse un policier. Bingo. Les policiers du juge Tournaire tiennent les deux TOC. « Depuis assez récemment, peut-être même dès fin janvier », confirme une source judiciaire.

Les écoutes de « Gibe »

Durant le week-end du 22 février, sur les écoutes des deux TOC, Nicolas Sarkozy et son avocat, persuadés que les téléphones sont sûrs, parlent comme s’ils étaient face à face. Apparaît alors « Gibe », comme Thierry Herzog appelle le juge Gilbert Azibert. L’avocat et le magistrat sont amis de longue date.

Ancien procureur en poste à Bordeaux, véritable ministre bis de la justice quand Rachida Dati était Place Vendôme, Gilbert Azibert est actuellement en poste à la chambre civile de la Cour de Cassation. En écoutant Herzog, les enquêteurs semblent persuadés qu’Azibert le « renseigne » sur l’avancement des travaux de la Cour de cassation concernant l’ultime volet du dossier Bettencourt. Dans ce volet, où Nicolas Sarkozy a été mis hors de cause, sa défense réclame à la Cour de cassation la restitution des agendas présidentiels saisis par le juge bordelais.

L’enjeu est de taille : par ricochet, il s’agit de sortir les agendas de Nicolas Sarkozy à l’Élysée du dossier Tapie… Azibert a-t-il tenté d’influencer ses collègues? A-t-il informé Me Herzog des coulisses de la Cour de cassation? Toujours est-il que Thierry Herzog fait part au président du souhait du magistrat d’être muté à un poste de liaison à Monaco. Un renvoi d’ascenseur intéressé? À la lecture des écoutes concernant « Gibe », les juges Tournaire et Grouman décident de les transmettre au nouveau procureur financier. Pour les deux magistrats, il peut s’agir d’un éventuel « trafic d’influence » et d’une violation du secret de l’instruction, si Gilbert Azibert, en « échange de la promesse d’un poste à Monaco, a livré des informations confidentielles ».

L’aller-retour sur le Rocher

Le mardi 25 mars, dans la foulée de cette conversation sur « Gibe » qui intrigue tant les juges, Thierry Herzog, après un déjeuner à Paris, file directement à Orly et saute dans un avion. L’avocat se rend à Monaco. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir rencontré Nicolas Sarkozy, qui passe sa seconde semaine de vacances à l’Hôtel de Paris.

Le lendemain matin, Me Herzog reprend l’avion pour Paris et se rend l’après-midi même au Conseil supérieur de la magistrature. Pourquoi cet aller-retour? Que peut justifier une rencontre alors que les deux hommes ont les deux TOC pour communiquer, pensent-ils, en toute discrétion? Le lendemain, 26 février, le nouveau procureur financier décide d’ouvrir une information judiciaire pour « trafic d’influence et violation du secret de l’instruction » et confie la suite de l’enquête à deux juges, Claire Thépaut et Patricia Simon.

Les magistrats prennent le relais de Tournaire et Grouman. Ils sont persuadés que Nicolas Sarkozy, en vacances à Monaco, va s’occuper de la mutation de Gilbert Azibert sur le Rocher. L’ancien chef de l’État, selon nos sources, a bel et bien un rendez-vous avec une personnalité monégasque susceptible de recueillir sa requête. Sur les écoutes, avec son avocat, Nicolas Sarkozy évoquerait bel et bien cette rencontre officielle. Mais sans toutefois dire qu’il a évoqué le cas Azibert.

Le rendez-vous de 17h30

Lundi 3 mars, cette fois-ci lui aussi sur écoute, Thierry Herzog est à son cabinet parisien, en face du Palais de justice, quand Gilbert Azibert l’appelle sur son téléphone portable « normal ». « Passe me voir demain à 17h30″, lui demande Me Herzog. Ce rendez-vous n’aura jamais lieu. Pour les enquêteurs, cette rencontre signe un branle-bas de combat. Les deux hommes doivent-ils le lendemain échanger quelque chose? Des documents? Des fonds? Toutes les hypothèses sont échafaudées.

Le soir même, les juges décident d’organiser des perquisitions pour le lendemain matin. Un autre juge d’instruction parisien, Guillaume Daïeff (par ailleurs cosaisi de l’affaire Tapie avec Serge Tournaire) prend l’avion lundi soir pour Nice. Le bâtonnier de Paris est prévenu dans la soirée pour un rendez-vous le mardi matin à 6 heures devant le Palais de justice. Puis une première équipe de dix policiers sonne au domicile parisien de Me Herzog, près de la garde du Nord. Au même moment, une deuxième équipe de 12 personnes, conduite par le juge Daïeff, frappe au domicile niçois de son épouse. Et une troisième équipe se chargera du domicile de Gilbert Azibert et de son bureau à la Cour de cassation.

Les perquisitions dureront dix heures. « Chez Thierry, ils ont retourné l’appartement, fouillé jusqu’aux ordinateurs, ils ont même démonté le tambour de la machine à laver »… indique un de ses amis avocat, persuadé « qu’ils cherchaient même de l’argent ! » Chou blanc sur toute la ligne. Les juges saisissent uniquement des mails pofessionnels, adressés par l’avocat à la cassation et le billet d’avion Paris-Nice du 25. Les juges décident néanmoins de saisir les deux téléphones portables de Me Herzog, ce qui fait bondir le bâtonnier de Paris Me Pierre-Olivier Sur (lire ci contre). « Ils n’ont rien trouvé. Imaginez qu’ils aient découvert quelque chose alimentant leurs soupçons, mais Thierry aurait été mis en garde-à-vue sur le champ », analyse un proche de l’avocat.

Autre élément à décharge, vendredi, la principauté de Monaco a annoncé que le poste de magistrat dont rêvait Gilbert Azibert avait déjà été pourvu voilà plusieurs semaines sans aucune intervention… Me Herzog, pour l’heure, ne réagit pas. Mardi, la Cour de cassation doit rendre sa décision dans l’affaire des agendas. « On verra bien l’influence d’Azibert », souffle un proche de l’avocat. Dans Le Monde et sur BFM, vendredi, ce dernier a dénoncé un « complot politique », et promis qu’il démontera le moment venu qu’il a été victime « d’un montage ». Un nouveau match judiciaire commence.

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/La-longue-traque-judiciaire-de-Nicolas-Sarkozy-656235

Publié dans Y'en a marre de Nicolas Sarkozy | Pas de Commentaire »

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