Y’en a marre du Hold up de Sarkozy sur la réserve ministérielle

Posté par ippolito le 29 novembre 2012

Qui a bénéficié de la réserve ministérielle de Sarkozy ?

Avant de quitter l’ Elysée, Nicolas Sarkozy a soigné ses amis, quitte à liquider jusqu’au dernier centime la cagnotte ministérielle destinée à aider les collectivités locales.

Nicolas Sarkozy s’est empressé de distribuer les 19 millions d’euros de la réserve ministérielle avant son départ de l’ Elysée ( voir Sarkozy a dilapidé les 19 millions de la réserve ministérielle). A qui Nicolas Sarkozy a-t-il distribué la cagnotte ministérielle ?

Les bénéficiaires de la réserve ministérielle ont été sélectionnés avec soin par Nicolas Sarkozy, comme en témoigne la liste des 627 subventions distribuées par l’ex-président en 2012. Tous les dossiers, sauf un, ont été présentés par des personnalités de droite à Nicolas Sarkozy ou à son directeur de cabinet. 

La seule exception concerne Claude Bartolone, alors président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis, qui a décroché – Dieu sait comment – 114 000 euros pour aider son département, en quasi-faillite.

Les autres sollicitations provenaient de députés, de sénateurs ou de petits chefs UMP désireux de bétonner le terrain avant les législatives de juin 2012. Histoire de cajoler dans les sens du poil les électeurs et les maires de leur circonscription, ces quémandeurs ont décroché une subvention élyséenne pour refaire une route, une église ou une bibliothèque… Naturellement, ce sont surtout des communes dirigées par des élus de droite ou sans étiquette qui ont été arrosées. Mais quelques maires de gauche, dragués par l’ UMP, ont pu ramasser des miettes.

Les élus qui ont tendu la main se sont d’abord servis eux-mêmes. Dans l’ Oise, Eric Woerth, ancien trésorier de l’ UMP persécuté par les magistrats qui enquêtent sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy ( voir Financement illégal de la campagne de Sarkozy en 2007), a obtenu 340 000 euros pour sa commune de Chantilly, plus connue pour son champ de courses huppé que pour son extrême pauvreté. L’ex-ministre Marc-Philippe Daubresse s’est, lui-aussi, auto-pistonné et a empoché 300 000 euros pour sa ville de Lambersart ( Nord).

De son côté, Jean Castex, alors secrétaire général adjoint de la présidence de la République et candidat aux législatives dans les Pyrénées Orientales, a raflé 228 000 euros, à partager entre 3 communes du département. En pure perte électorale: c’est un socialiste qui a été élu à sa place. Nadine Morano, ministre de la Formation professionnelle sous Sarkozy, et l’ex-secrétaire d’ Etat Laurent Hénart n’ont pas été plus chanceux en Meurthe-et-Moselle: malgré 1 102 300 euros distribués à 39 collectivités locales, l’un et l’autre ont perdu leur mandat parlementaire.

En Seine-et-Marne, Jean-François Copé a eu la main plus heureuse: il a été brillamment réélu, après avoir décroché 54 subventions pour un montant total de 550 067 euros. François Baroin a appliqué la même recette victorieuse dans sa circonscription de l’ Aube, avec 258 000 euros de subvention.

Gagnants, eux-aussi, les ex-ministres Dominique Bussereau ( Charente-Maritime), Laurent Wauquiez et une dizaine d’autres députés UMP. Une bonne pluie de subventions avant le scrutin a fait prospérer leur score électoral…

L’ Elysée a aussi pris soin d’abreuver quelques élus centristes qui menaçaient de faire sécession avant la présidentielle. Le patron du Nouveau Centre, Hervé Morin, a ainsi touché une subvention de 167 500 euros pour sa commune d’ Epaignes ( Eure). Ses amis de Loir-et-Cher Maurice Leroy et Nicolas Perruchot ont eu droit à 571 000 euros de subventions pour arroser leurs fiefs électoraux.

Hollande n’a plus qu’à doubler la dose pour espérer gagner les prochaines élections…

source: le canard enchainé

http://www.observatoiredessubventions.com/2012/qui-a-beneficie-de-la-reserve-ministerielle-de-sarkozy/

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Y’en a marre du coût pour rapatrier les roms

Posté par ippolito le 28 novembre 2012

40 000 euros pour expulser 179 Roms

L’ expulsion de 179 Roms, rapatriés en Roumanie par avion, a coûté plus de 40 000 euros en “aides au retour”, versées aux expulsés.

Dans le cadre du programme de “retours volontaires”, 179 Roms de Roumanie ont été rapatriés par avion, au départ de Lille, et ont atterri à l’aéroport de Timisoara, aux frais des contribuables.

Le programme de “retours volontaires” prévoit le versement d’ une subvention à chaque rapatrié. Ainsi, chaque adulte expulsé sur la base du “volontariat” reçoit la somme de 300 euros ainsi que 100 euros par enfant. 

Une fois arrivés en Roumanie aux frais des contribuables et avec 300 euros en poche, la plupart de ces Roms ne pensent qu’à revenir en France.

Ainsi, le coût du rapatriement des 179 Roms s’élève à 40 000 euros seulement pour les “aides au retour“, sans compter les frais d’avion. De nombreuses ONG critiquent ce système d’ “aide au retour“, inutile et coûteux.

Le ministre de l’ intérieur Manuel Valls, même s’il reconnait les effets pervers du système, a déclaré qu’il ne comptait pas arrêter les “aides au retour“, qui devraient s’élever au nombre de 7000 fin septembre. Soit un gaspillage d’argent public se chiffrant aux alentours de 2 millions d’euros pour les aides au retour…

source: Nordeclair.fr

http://www.observatoiredessubventions.com/2012/40-000-euros-pour-expulser-179-roms/

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Y’en a marre de la mauvaise gestion de sciences Po

Posté par ippolito le 27 novembre 2012

Sciences po : le rapport final de la Cour des comptes

« Dysfonctionnements », « défaillances », « carences », « irrégularités importantes »… 

Le vocabulaire de la Cour des comptes ne manque pas de variété lorsqu’il s’agit d’évoquer la gestion de Sciences Po entre 2005 et 2010. La juridiction financière a transmis, dans la semaine du 15 octobre, son projet de rapport définitif aux principaux acteurs concernés (les dirigeants de Sciences Po, la ministre de l’enseignement supérieur, etc.). 

Le Monde s’est procuré ce rapport. Les destinataires ont un mois pour rédiger une réponse. Celle-ci n’a pas vocation à être intégrée dans le rapport, mais à être publiée à côté. La Cour a prévu de rendre le rapport et les réponses publics le 22 novembre. Elle pourrait, ce jour-là, annoncer si elle donne des « suites juridictionnelles au vu des pièces en sa possession ». Dans cette nouvelle version du rapport, la Cour des comptes maintient en effet un jugement sévère sur la gestion de Sciences Po.

Une stratégie de croissance

C’est une différence par rapport au rapport provisoire. La Cour a davantage mis l’accent sur le développement de Sciences Po lors de la dernière décennie. « En dix ans, Sciences Po a montré son dynamisme et sa capacité d’adaptation aux évolutions de l’enseignement supérieur et de la recherche. (…) L’institution s’est fortement développée tout en conservant son modèle pédagogique original. »

La Cour relève l’augmentation du nombre d’étudiants (passés de 4 923 en 2005 à 8 539 en 2011), notamment étrangers (35 % des effectifs et 7 % de binationaux), « ce qui a conduit à une internationalisation croissante des cursus et à une transformation des parcours de formation initiale ». Elle souligne l’ouverture de trois nouveaux campus en région et note des « résultats d’insertion professionnelle supérieurs à la moyenne des établissements d’enseignement supérieur ».

La Cour constate que l’établissement est demeuré « attractif » malgré tous ces changements.

Ouverture sociale en demi-teinte

« Sciences Po, reconnaît la Cour, a poursuivi la politique de diversification sociale de son corps étudiant entamée depuis le lancement des ‘conventions éducation prioritaire’ (CEP) en 2001. » Les CEP ont permis à 860 étudiants d’intégrer l’Institut d’études politiques (IEP) depuis 2001 et « le destin professionnel de ces étudiants est semblable à celui de leurs camarades », indique la Cour en se fondant sur une étude réalisée par Sciences Po en 2011. 

Cependant, l’objectif assigné par l’Etat à l’IEP était d’atteindre 30% de boursiers d’ici 2012. Fin 2011, il n’était pas atteint, précise la Cour. « L’établissement compte en fait 23% de boursiers du CROUS en 2010-2011, auxquels s’ajoutent 3 % d’étudiants étrangers recevant une bourse de Sciences Po. »

En revanche, le nombre d’étudiants ayant un parent cadre ou exerçant une « profession intellectuelle supérieure » a augmenté sur la période, passant de 58,5% en 2005-2006 à 63,5% en 2010-2011. C’est donc surtout au bénéfice de ceux issus de ces milieux que l’augmentation du nombre de boursiers s’est faite.

« Dans l’ensemble, la composition socio-professionnelle du corps étudiant de Sciences Po reste proche de celle des classes préparatoires aux grandes écoles et des grandes écoles », constate la Cour.

La recherche : un point positif

La Cour des comptes note les performances de Sciences Po en matière de recherches, notamment en ce qui concerne le département d’économie. Reste que « la Fondation nationale des sciences politiques [FNSP, qui gère l’IEP] consacre des moyens humains, matériels et immobiliers très importants à la recherche, et les chercheurs de Sciences Po bénéficient de conditions de travail que l’on rencontre rarement dans les universités françaises de sciences humaines et sociales ».

« Un développement au coût élevé »

L’augmentation des charges, notamment la masse salariale, a été « continue et importante ». Elles sont passées de 78,7 millions d’euros en 2005 à 127,1 millions d’euros en 2010 (+ 61,4 %), tandis que les produits passaient de 79,2 millions d’euros en 2005 à 128,3 millions d’euros en 2010 (+ 62,1 %).

Au titre des produits, la subvention publique occupe une place importante. Elle a augmenté de 33,3 % sur la période, passant de 47,7 millions d’euros en 2005 à 63,6 millions d’euros en 2010. La Cour pointe « la procédure dérogatoire et sans véritable négociation » qui a présidé à la fixation de cette dotation. C’est Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée, qui s’en occupait lui-même ! 

La Cour produit un courrier adressé au ministre de l’enseignement supérieur qu’il a signé le 29 juillet 2009 : « Je vous propose d’accorder à l’institut d’études politiques de Paris les subventions qui sont demandées par son directeur, monsieur Richard Descoings : 2009 : 59,4 millions d’euros ; 2010 : 63 millions d’euros ; 2011 : 66 millions d’euros ; 2012 : 68 millions d’euros. »

Les ressources propres ont, elles aussi, beaucoup augmenté, passant de 23,4 millions d’euros en 2005 à 53,4 millions d’euros en 2010. Les droits de scolarité constituent 60 % de la hausse : ils sont passés de 9,9 millions d’euros en 2005 à 27,9 millions d’euros en 2010.

Selon la Cour des comptes, le coût d’un étudiant à Sciences Po était de 15 143 euros en 2010, soit « supérieur de près de 50% à celui d’un étudiant en université », mais la comparaison avec Dauphine a disparu dans cette version du rapport. 

Certes, rapportée au nombre d’étudiants inscrits (en forte hausse), la dotation globale du ministère de l’enseignement supérieur a diminué sur la période, mais elle n’en demeure pas moins, à 8 686 euros en 2010, « supérieure de près de 20 % à la dotation moyenne nationale qui s’établit à 7 258 euros ».

La Cour des comptes s’étonne que « le financement de Sciences Po par l’Etat a été jusqu’à  présent insuffisamment assorti de contreparties et d’exigences en matière de maîtrise des coûts et de comptes rendus de gestion ». Elle demande donc un plan de maîtrise des dépenses.

Une gestion « défaillante »

Sur la gestion de Sciences Po entre 2005 et 201, la Cour des comptes se montre très sévère.

Elle pointe :

En matière d’achats, Sciences Po ne respecte pas les règles en vigueur.
« Outre qu’elles sont imprécises, [les règles appliquées par Sciences Po] ne sont pas de nature à garantir la liberté d’accès à la commande publique, l’égalité de traitement des candidats et la transparence des procédures. (…) Elles mettent dès lors l’institution en situation de risque juridique, y compris sur le plan pénal, et en situation d’inefficience puisque ses procédures actuelles ne la mettent pas en mesure de choisir le meilleur rapport qualité/prix. »

« Irrégularités multiples et récurrentes dans la gestion du service des enseignants-chercheurs ».
Le rapport est très sévère sur cette question.

Tout d’abord, les vacataires qui ne représentent que 17 millions d’euros sur les 30,4 millions d’euros de dépenses de « personnel académique » de la FNSP, assurent 93% des heures de cours. Pour attirer des professeurs étrangers, Sciences Po a mis en place un « système de rémunération qui manque de transparence et de cohérence ».

La gestion du service des enseignants sous statut public est « particulièrement opaque » et donne lieu à des « pratiques irrégulières ». Ainsi le décret du 6 juin 1984 a-t-il été violé à plusieurs reprises, notamment sur les décharges d’enseignement. Avec la mise en place de coefficients, « un enseignant assurant 28 heures de cours par an peut ainsi se voir comptabiliser 112 heures de cours s’il bénéficie d’un coefficient 4 ».

La Cour conclut par un menaçant : « Interrogée sur ce point, la direction des études et de la scolarité a fait état de son intention de remédier à cette situation en fixant notamment les obligations d’enseignement par la voie contractuelle. Elle n’en partage pas moins pour le passé la responsabilité des irrégularités relevées dans la gestion des services des enseignants. »

« Dysfonctionnement dans la gestion des logements de fonction ».
Entre 2005 et 2010, une douzaine de logements ont été mis à la disposition de professeurs étrangers, de personnels, d’enseignants et de cadres de la fondation. Aujourd’hui, la FNSP s’est défait d’une grande partie de ces logements.

La fourniture de ces logements doit être déclarée comme avantage en nature, précise la Cour. « Or, l’examen de certains dossiers personnels et des tableaux transmis par Sciences Po a montré que de nombreuses erreurs avaient été commises dans la déclaration de la valeur des logements. » Les cas sont variables : absence de réévaluation de la valeur de l’avantage, absence de déclaration de cet avantage, calcul partiel du montant de l’avantage, etc.

Face à ces « carences », la Cour estime que « cette pratique devrait être totalement abandonnée ».

Haro sur la rémunération de Richard Descoings : un système « non maîtrisé, extrêmement coûteux et dénué de toute transparence ».
En 2011, onze cadres ont perçu des primes allant de 10 000 à 30 000 euros. Les modalités d’évaluation des cadres pour décider des primes étaient orales et floues.

Richard Descoings a gagné 537 247 euros en 2010, 505 806 euros en 2011, se fixant lui-même une partie de sa rémunération. « Ce niveau de rémunération est hors de proportion avec celui que perçoivent en France les dirigeants d’établissements publics d’enseignement supérieur. »

Par ailleurs, « l’actualisation des statuts doit également être l’occasion de rendre la rémunération du président de la FNSP conforme aux dispositions du Code général des impôts ». Celle-ci, de 3 000 euros bruts mensuels devrait être votée en conseil d’administration, inscrite dans les statuts et publiée.

La Cour des comptes souligne que « l’ambiguïté juridique qui caractérise le statut actuel de Sciences Po » n’est pas indifférente dans la survenue de « ces défaillances ». « L’IEP, qui est géré administrativement et financièrement par la FNSP, se trouve de fait paradoxalement soustrait au droit public, et la FNSP, en dépit de sa désignation comme une fondation, considère que son statut sui generis lui permet d’échapper aux règles garantissant le caractère désintéressé de la gestion d’un organisme à but non lucratif. »

Ce système a permis la prise d’initiatives, mais « a dérivé vers des irrégularités importantes ». La Cour des comptes « se réserve de donner des suites juridictionnelles au vu des pièces en sa possession. »

« La faiblesse des contrôles internes et externes »

La Cour relève que les instances délibérantes « n’ont pas joué leur rôle de supervision des décisions prises par l’exécutif » et demande de limiter la durée des mandats de leur président (Jean-Claude Casanova pour le conseil d’administration de la FNSP et Michel Pébereau pour le conseil de direction de l’IEP).

Là encore, le statut de Sciences Po est problématique pour la Cour : « La dualité institutionnelle ne répond plus, sous sa forme actuelle, aux évolutions engagées par les établissements d’enseignement supérieur ».

Quant à l’Etat, « principal financeur de Sciences Po », il « ne dispose pas d’une capacité de suivi suffisante ». Ses représentants devraient pouvoir être présents au conseil d’administration de la FNSP.

 
Les 19 recommandations de la Cour des comptes :

 En premier lieu, pour mettre fin aux irrégularités constatées dans la gestion de l’établissement, la Cour recommande à Sciences Po de :

1/ supprimer les cumuls de décharges et d’heures complémentaires pour les enseignants sous statut public ;

2/ supprimer les cumuls de décharges et de primes pour une même fonction ;

3/ supprimer les décharges supérieures aux deux tiers du service d’enseignement ;

4/ supprimer le système irrégulier de coefficients de pondération des cours et le remplacer par un référentiel d’équivalences horaires conforme au référentiel national adopté par l’arrêté du 31 juillet 2009 ;

5/ soumettre au conseil d’administration de la FNSP les attributions de logement de fonction, et les supprimer pour les cadres dirigeants et les enseignants-chercheurs permanents ;

6/ se conformer à l’ordonnance du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics.

En deuxième lieu, pour consolider les résultats financiers de l’établissement et mettre en place une politique rigoureuse de maîtrise des dépenses, notamment de la masse salariale, la Cour recommande à l’Etat :

7/ d’élaborer un contrat d’objectifs précis et intégrant des indicateurs d’efficacité et d’efficience ;

8/ de notifier des plafonds d’emplois et de masse salariale en même temps que la dotation globale de fonctionnement ;

Pour atteindre cet objectif, la Cour recommande à Sciences Po de :

9/ soumettre annuellement au conseil d’administration de la FNSP une stratégie de financement pluriannuel de l’ensemble de ses activités, reposant sur un objectif d’évolution de ses charges compatibles avec la stabilisation de la dotation publique ;

En troisième lieu, afin d’instituer un système plus transparent de rémunération des salariés de la FNSP, la Cour recommande à Sciences Po de :

10/ clarifier les modalités d’attribution des primes mensuelles et des primes exceptionnelles ;

11/ soumettre une nouvelle grille salariale au conseil d’administration de la FNSP, et les décisions prises par l’administrateur en matière de rémunération des enseignants-chercheurs au conseil de l’article 7 ;

12/ fixer le montant de la rémunération des cadres dirigeants en se référant aux pratiques des établissements d’enseignement supérieur comparables et en mettant en place un système d’évaluations écrites fondé sur une appréciation détaillée des performances en regard des objectifs fixés ;

13/ faire voter annuellement par le conseil d’administration de la fondation le montant de l’enveloppe de primes allouées aux cadres dirigeants ;

En quatrième lieu, afin d’engager les réformes législatives et réglementaires nécessaires pour assurer la transparence de gestion de l’établissement et la bonne information de l’Etat, la Cour recommande à l’Etat et à Sciences Po de :

14/ permettre le passage de Sciences Po au régime des responsabilités et compétences élargies (RCE) ;

15/ modifier la composition du conseil d’administration de la FNSP en prévoyant la présence d’un représentant du ministère de l’économie et des finances et d’un représentant du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche ;

16/ limiter le nombre de mandats du directeur et du président du conseil de direction de l’IEP, ainsi que de l’administrateur et du président du conseil d’administration de la FNSP ;

17/ préciser les modalités de rémunération des dirigeants dans les statuts de la fondation, en respectant les règles fixées dans le code général des impôts ;

18/ fixer le montant total de la rémunération de l’administrateur-directeur en se référant aux pratiques des établissements d’enseignement supérieur comparables, la rémunération du directeur de l’IEP étant déterminée par l’Etat .

La Cour recommande enfin à Sciences Po de :

19/ clarifier sa position quant à la participation à une gouvernance unifiée au sein de l’IDEX « Sorbonne Paris Cité », condition essentielle de l’octroi de financement de l’IDEX.

Benoît Floc’h

http://enseignementsup.blog.lemonde.fr/2012/10/31/sciences-po-le-rapport-final-de-la-cour-des-comptes/

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Y’en a marre des financements des partis politiques

Posté par ippolito le 26 novembre 2012

Selon Le Canard enchaîné, l’UMP est bientôt en déficit alors que le micro-parti de Jean-François Copé affiche des dons records : 428 731 euros en 2012

Bienvenue dans le monde paradoxal du financement de la vie politique. Figurez-vous qu’un responsable politique peut à la fois être à la tête d’un parti politique déclinant tout en dirigeant un micro-parti en pleine expansion. 

C’est le cas de Jean-François Copé, qui vient d’être réélu à la tête de l’UMP. Il est à la fois secrétaire général de ce parti depuis 2010 et président de Génération France.fr, un micro-parti créé en 2006. Rien d’anormal, tout est légal. 

Le résultat n’en est pas moins paradoxal. Car ces deux entités ont des trajectoires comptables opposées : quand l’un est bientôt en déficit, l’autre bat des records de recettes. Le tout, alors que ces deux partis ont recourt à la même agence de communication. Une situation ubuesque révélée par Le Canard enchaîné il y a deux semaines et qui n’a pas eu l’écho attendu.

50 millions d’euros de déficit pour l’UMP ?

Selon Le Canard enchaîné, l’UMP pourrait présenter un budget en déficit de 50 millions d’euros au printemps prochain. La faute à qui ? D’abord aux électeurs, qui ont déserté : la défaite aux sénatoriales a privé le parti de 500 000 euros, la défaite aux législatives a fait perdre quant à elle 10 millions d’euros annuels de subventions. La faute également aux militants, qui sont moins nombreux : 

Les cotisations sont passées de 8 millions d’euros à 5,5 millions entre 2007 et 2010. Même baisse pour les dons (9,1 millions d’euros en 2007, 7 millions en 2010). Résultats : l’UMP va devoir réduire la voilure pour éviter de mettre ses comptes dans le rouge.

Jean-François Copé, qui vient d’être reconduit à la tête du parti, est-il responsable de la dégradation des comptes de l’UMP ? Non. En tout cas, pas de la baisse des recettes. Mais « il a en revanche, plombé sérieusement les dépenses » assure Le Canard enchaîné. Comment ? En confiant le budget communication du parti à une seule agence de com’, également responsable d’une grande partie de l’organisation des meetings de l’UMP. 

Un choix qui s’est fait sans appel d’offres (pas obligatoire pour un parti politique) et qui inquiéterait aujourd’hui quelques cadres du parti, lesquels estiment la facture des contrats entre l’UMP et cette agence de com’ à « une bonne dizaine de millions » d’euros par an. De quoi largement plomber les comptes de l’UMP, pour des résultats mitigés donc.

Pourtant, l’agence en question a un vrai savoir-faire. La preuve ? Elle fait des prouesses… pour le compte du micro-parti Génération France.fr.

Le club de Jean-François Copé bat des records de dons

Selon l’hebdomadaire, l’agence de com’ qui s’occupe de l’UMP est aussi responsable du micro-parti de Jean-François Copé. « Le site internet de son officine est géré par un cadre » de cette agence, affirme Le Canard. 

Quant à l’association de financement de Génération France.fr, « elle est présidée et domiciliée » chez l’un des co-fondateurs de cette boîte de com’, renchérit l’hebdomadaire. Avec des résultats impressionnants : 

« Alors que l’UMP n’a plus un rond, Copé s’est constitué un joli magot grâce à son micro-parti, Génération France.fr, écrit Le Canard. Lors du dernier quinquennat, le nombre de ses généreux donateurs n’a en effet cessé de croître. De 221 363 euros en 2007, les dons ont presque doublé en 2012, atteignant 428 731 euros ».

Résumons : on a donc un parti bientôt en déficit, un micro-parti battant des records de recettes, et un seul homme à la tête des deux entités gérées par une même agence de communication. C’est la magie du financement de la vie politique. Et tout est légal.

*** Sources
- D. Hassoux, « L’UMP saignée par la défaite, et par Copé », Le Canard n°4802, 07.11.2012
- « Un trésor de guerre présidentielle », Le Canard enchaîné n°4802, 07.11.2012

http://www.politique.net/2012112101-cope-ump-generation-france.htm

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Y’en a marre des subventions du conseil régional

Posté par ippolito le 26 novembre 2012

Subventions : les perles du conseil régional d’Île-de-France (3)

25 000 euros
Pour la création d’un blog du discriminologue.

15 000 euros
Pour l’emploi tremplin d’une assistante de direction basée à … Montpellier.

48 000 euros
Pour former les élus analphabètes issus du scrutin municipal dans le cercle de Nioro du Sahel au Mali.

2 000 euros
Pour un séminaire sur le retour du saumon en Seine.

11 000 euros
Pour financer le développement de la pratique de football dans les écoles des zones d’éducation prioritaires dans la province de Gauteng en Afrique du Sud.

20 000 euros
Pour un programme d’étude sur les écrevisses pour une fédération de pêche.

5 000 euros
Pour former des kinésithérapeutes dans la zone du Mékong au Sud du Vietnam.

25 000 euros
Pour un programme d’étude des mécanismes du déclin du moineau domestique.

500 000 euros
Pour la fête des Franciliens en vue de « développer le sentiment du mieux vivre ensemble ».

1 904 euros
Pour permettre au 1er Vice-président de la région de Kayes au Mali de se rendre en Mauritanie (billets d’avion, déplacements automobiles à Bamako, Logement, frais de séjour et visa.

42 000 euros
Pour former les élus analphabètes de la région de Kayes au Mali.

10 000 euros
Pour un projet intitulé “Plantes médicinales et savoirs ancestraux des femmes Aymara au Chili”.

65 000 euros

Pour que soit présenté dans les quartiers de Santiago un spectacle proposant “un voyage dans l’historique du mouvement Hip Hop, de ses repères, de sa gestuelle, depuis les années 70 aux États-Unis.

400 000 euros
Pour le musée Salvador Allende à Santiago du Chili (alors que le gouvernement chilien ne mettait lui-même que 150 000 euros pour la réhabilitation de ce musée).

http://www.observatoiredessubventions.com/2009/subventions-les-perles-du-conseil-regional-dile-de-france-3/

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Y’en a marre des subventions accordées par le conseil régional

Posté par ippolito le 24 novembre 2012

Subventions : les perles du conseil régional d’Île-de-France (2)

Quand le conseil régional se perd dans ses distributions de subventions…

Il y a un an, le conseil régional votait une affectation de 460.000 euros pour un organisme d’économie sociale et solidaire. Lors de la commission permanente du 29 novembre, l’exécutif socialiste, par mégarde, a transformé ces 460.000 euros en 520.000 euros !

Malgré un désappointement de Jean-Paul Huchon, pris au dépourvu et obligé de suspendre la séance quand Roger Karoutchi (président du groupe UMP) lui fit remarquer cette erreur, la subvention a tout de même été maintenue à 520.000 euros…

7 500 euros

Pour une thèse sur les musiciens dans les mouvements dissidents en Tchécoslovaquie : la musique comme moyen d’expression de la contestation politique dans un régime communiste. Evolution et repérages des scènes alternatives (1977- années 90).

Pour une thèse sur l’histoire de la chevelure et de la pilosité. Prescriptions, perceptions et pratiques, France 16ème-18ème siècles.

Pour une thèse sur la transformation des formes d’autorité chez les Inuit du Nunavik et l’émergence de la figure du leader politique au XXème siècle.

20 000 euros

Pour le rayonnement international de la Région, ou plus précisément, payer les frais de location de salles, de transports des documentaires Santiago/Paris/Santiago, de sous-titrage et traduction, de conception et d’impression des affiches, brochures et invitations…

28 000 euros
Pour un projet de « colportage des savoir-faire de la participation citoyenne ».

15 000 euros
Pour des ateliers hebdomadaires d’aide à la compréhension du paysage et du fonctionnement institutionnel.

32 500 euros
Pour sensibiliser les futures élites françaises, européennes et américaines aux droits de l’homme et aux questions concernant les minorités dans le monde contemporain.

10 500 euros
Pour la mise en place de rencontres et ateliers sur la thématique de la « créolisation »…

15 650 euros
Pour des concerts de musique tzigane lors de réunions d’informations sur la culture tzigane à destination des Franciliens.

100 000 euros
Pour développer une « communication à taille humaine » valorisant la solidarité dans l’économie.

35 000 euros
Pour créer des « passerelles entre citoyens-consommateurs et commerçants-citoyens » afin de développer la solidarité dans l’économie.

32 900 euros
Pour un programme de recherche sur les dangers liés à l’expansion des populations de tortues à tempes rouges en Île-de-France.

http://www.observatoiredessubventions.com/2009/subventions-les-perles-du-conseil-regional-dile-de-france-2/

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