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Y’en a marre des primes de Claude Guéant

Posté par ippolito le 11 juin 2013

10.000 euros par mois de primes remis à Guéant entre 2002 et 2004

Un rapport de deux inspections rendu public lundi conclut que quelque 10.000 euros par mois, « en provenance des frais d’enquête et de surveillance », ont été « remis au directeur du cabinet du ministre » de l’Intérieur, à l’époque Claude Guéant, entre mai 2002 et l’été 2004.

Quelque 10.000 euros par mois, « en provenance des frais d’enquête et de surveillance », ont été « remis au directeur du cabinet du ministre » de l’Intérieur, à l’époque Claude Guéant, entre mai 2002 et l’été 2004, selon les conclusions d’un rapport de deux inspections rendues publiques lundi. 

Cette enquête administrative avait été demandée le 2 mai par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, sur ces primes dont Claude Guéant avait expliqué avoir bénéficié lorsqu’il était place Beauvau pour expliquer plusieurs factures payées en liquide découvertes lors d’une perquisition le visant. 

Les conclusions de cette enquête de l’Inspection générale de l’administration (IGA) et de celle de la police nationale (IGPN, la « police des polices »), montrent que cette pratique de primes, qui avait été abolie le 1er janvier 2002, avait « été rétablie » de mai 2002 à l’été 2004.

Contacté par l’AFP, Claude Guéant n’avait pas réagi lundi après-midi alors que le ministre de l’Intérieur Manuel Valls annonçait avoir transmis ce rapport à la justice. Mais dans l’entourage de Claude Guéant, on relevait que ces sommes ne lui étaient pas destinées, mais étaient utilisées pour un système de « gratifications », notamment pour les policiers en charge de la protection du ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy. 

Une enquête administrative avait été demandée le 2 mai par Manuel Valls: l’ex-ministre avait affirmé avoir bénéficié de ces primes lorsqu’il était place Beauvau pour expliquer plusieurs factures réglées en liquide découvertes lors d’une perquisition le visant. 

Les conclusions de cette enquête des Inspections générales de l’administration (IGA) et de la police nationale (IGPN, la « police des polices ») montrent que la pratique des primes aux cabinets, qui n’avait plus lieu d’être, avait « été rétablie » entre 2002 et 2004 à l’Intérieur.

… « avec la tolérance des services fiscaux »

Les deux inspections avaient une « mission de vérification sur l’usage des frais d’enquête et de surveillance » des policiers destinés par exemple à rémunérer les informateurs et assurer la couverture des frais engagés lors des enquêtes. 

Elles devaient particulièrement s’attacher à déterminer si depuis le 1er janvier 2002, date d’entrée en vigueur d’une réforme des primes de cabinets ministériels, une partie des frais d’enquête aurait été utilisée « à d’autres fins ». « Il semble que la pratique antérieure au 1er janvier 2002″, écrivent les rapporteurs IGA/IGPN « ait été rétablie de mai 2002 à l’été 2004″ place Beauvau.

« Pendant deux ans », selon eux, la dotation attribuée au ministère pour les personnels de cabinet a « été complétée par des versements en provenance des frais d’enquête et de surveillance », à « hauteur de 10.000 euros par mois remis au directeur de cabinet du ministre », Claude Guéant à cette époque.

 Ce dernier avait expliqué la découverte en février, lors de perquisitions le visant dans le financement libyen présumé de la campagne de M. Sarkozy en 2007, de factures payées en liquide d’un montant, selon lui, de 20 à 25.000 euros. Selon lui, elles avaient été payées par des primes « non déclarées de toute éternité » et « avec la tolérance des services fiscaux ».

Le rapport donne donc du crédit à ces affirmations mais pose implicitement la question de l’opacité des frais de police dont il estime, toujours implicitement, que l’ancien ministre de l’Intérieur – et proche – de M. Sarkozy a fait un usage qui n’était pas initialement le leur. 

Manuel Valls a annoncé qu’il transmettait « dès à présent l’intégralité du rapport au procureur de la République de Paris ». « Sans remettre en cause l’utilité » des « fonds qui sont indispensables aux activités d’investigation », écrit l’Intérieur dans son communiqué, M. Valls « retient la nécessité de mettre un terme à certaines pratiques indemnitaires ». Il demande en conséquence que la direction générale de la police nationale (DGPN) traduise « dans les faits » les préconisations du rapport.

« Ainsi, écrit encore Beauvau, l’usage des frais d’enquête et de surveillance sera strictement limité aux seuls besoins opérationnels » et les « gratifications versées aux fonctionnaires de police » le seront « à partir des crédits prévus à cet effet ». Le ministre reprend le constat de la mission pour qui « les instructions » visant à les contrôler et les encadrer « ont eu un effet trop limité sur la pratique des services de police »

. Sous-entendant que des abus existent encore, elle réclame un « recadrage rapide » pour que l’usage des frais soit « restreint aux seuls besoins opérationnels liés aux enquêtes », ce que Manuel Valls demande aussi, évoquant leur « traçabilité » et un « contrôle interne » qui « doivent être mis en oeuvre ». Les frais de police figurent sur une ligne budgétaire du ministère de l’Intérieur de près de dix millions d’euros en 2013. Cet argent liquide est géré par la DGPN et réparti entre les différents services de police pour gratifier des enquêteurs par exemple.

Ces fonds ont souvent fait l’objet d’âpres débats parmi les forces de l’ordre et ont souvent été réformés après des abus. En 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait instauré une prime de résultats exceptionnels (PRE) pour tenter de régulariser les gratifications.

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/10-000-euros-par-mois-de-primes-remis-a-Gueant-entre-2002-et-2004-612605

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Y’en a marre de la hausse des tarifs de l’énergie et surtout de la baisse du pouvoir d’achat

Posté par ippolito le 11 juin 2013

Le Médiateur de l’énergie propose 5% de hausse des tarifs

Les tarifs réglementés de l’électricité devraient augmenter de 5% cette année et les deux années suivantes pour donner plus de visibilité aux ménages sur les coûts de l’énergie, estime le Médiateur de l’énergie, qui vient en aide aux consommateurs. 

Les tarifs réglementés de l’électricité devraient augmenter de 5% cette année et les deux années suivantes pour donner plus de visibilité aux ménages sur les coûts de l’énergie, estime mardi le Médiateur de l’énergie, qui vient en aide aux consommateurs.

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a récemment estimé dans un rapport que les tarifs de l’électricité devraient augmenter entre 6,8% et 9,6% cet été pour couvrir les coûts d’EDF en 2013. Une recommandation immédiatement rejetée par le gouvernement.

« Bloquer la hausse des prix peut avoir des effets pervers », écrit dans son rapport l’organisme public, soulignant que le gel des tarifs conduit à des rattrapages potentiellement brutaux et incompréhensibles pour le consommateur.

« Il faudrait augmenter les tarifs réglementés de l’électricité d’environ 5% par an en 2013, 2014 et 2015″, a dit le Médiateur de l’énergie Denis Merville au cours d’une conférence de presse.

Une fixation annuelle et non plus trimestrielle, comme c’est le cas actuellement, des tarifs de l’énergie serait plus lisible pour les consommateurs, indique-t-il également.

Il recommande également la mise en place immédiate d’un chèque énergie – un temps évoqué pour lutter contre la hausse des prix, notamment des carburants -, doté d’au moins un milliard d’euros par an.

Après l’ouverture des marchés de l’énergie, le Médiateur est entré en activité en 2008 pour informer et régler les litiges entre consommateurs et fournisseurs d’énergie. Il a notamment fait émerger dans le débat politique la question de la précarité énergétique, qui touche désormais 8 millions de Français.

« C’est un chiffre en constante augmentation, près d’une sollicitation du médiateur sur cinq relevait de difficultés de paiement (en 2012), avec une dette moyenne de 1.900 euros », souligne Denis Merville.

Plus de 40% des Français ont réduit leur chauffage l’hiver dernier pour éviter des factures trop élevées, a-t-il ajouté, précisant que les prix de l’énergie ont augmenté de 32% en 10 ans.

Le Médiateur propose enfin la création d’un fournisseur de dernier recours, de plus en plus de consommateurs peinant à trouver un fournisseur après une résiliation de leur contrat, en cas d’impayés par exemple.

En 2012, 230.000 foyers ont été radiés par leur fournisseur d’énergie.
Marion Douet, édité par Yves Clarisse

http://www.rmc.fr/editorial/388850/le-mediateur-de-lenergie-propose-5pour-cent-de-hausse-des-tarifs/

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Y’en a marre de la BPI et du gaspillage de l’argent public

Posté par ippolito le 11 juin 2013

le scandale du coût des locaux de la BPI

Pierre de taille et colonnes de marbre: pour 6,6 millions d’euros de loyer annuel, la BPI pose ses cartons dans un luxueux immeuble boulevard Haussmann.

La BPI ( Banque publique d’investissement) prends ses aises. Cet établissement d’ Etat, créé en 2012 pour aider les PME, voit grand quand il s’agit de choisir ses propres locaux. La direction de la BPI vient de décider d’installer une partie de ses troupes dans un imposant et luxueux immeuble aux colonnes de marbre situé au 6-8 boulevard Haussmann, à 2 pas de l’ Opéra.

Présidée par Jean-Pierre Jouyet, un très proche ami de Hollande, la BPI va occuper 10 501 m² sur 3 niveaux dans ce bâtiment qu’un plaquette publicitaire présente comme « un édifice spectaculaire qui s’organise autour d’un atrium central planté d’arbres exotiques« .

 Montant du loyer annuel des locaux de la BPI: 6,6 millions d’euros, soit 630 euros le m². Une somme qui ne tient compte ni des charges ( 800 000 euros par an) ni des taxes…

Ces bureaux haut de gamme conviendraient fort bien à draguer et à impressionner le milliardaire qatari ou l’homme d’affaires moscovite en goguette. Mais quel intérêt de s’offrir une telle vitrine parisienne, pour une banque censée aider les petits patrons sans le sou, avec l’argent d’un Etat qui n’en a guère plus ?

Conçus pour accueillir 950 personnes, les locaux de la BPI en hébergeront à peine 360, toutes venues d’établissements publics absorbés par la BPI, comme Oséo ou le Fonds stratégique d’investissement. Une partie de l’immeuble est destinée à abriter des bureaux de passage réservés aux huiles du conseil d’administration, comme les socialistes Ségolène Royal ou Jean-Paul Huchon…

La direction de la BPI s’est aussi beaucoup dépensée pour faire croire à la presse que cette installation était une opération exemplaire. La banque a ainsi publié, le 25 avril, un laborieux communiqué pour expliquer que le déménagement lui ferait économiser 1,5 million par an.

 En réalité, les salariés qui transporteront leur balluchon boulevard Haussman viennent de quartiers encore plus chics, rue de Lille ou rue de l’ Université. Un peu comme si, pour donner l’exemple, un patron vertueux troquait sa Rolls pour une Porsche…

Pas question en revanche d’opter pour des solutions moins onéreuses. Comme l’ouverture d’une simple agence d’accueil de la clientèle dans la capitale. Et le regroupement du reste des troupes à Maisons-Alfort, où Oséo avait installé son siège social avant la création de la BPI. Dans cette banlieue pas si lointaine, les loyers coûtent 3 fois moins cher que boulevard Haussmann…

« C’est impossible, assure doctement le service de presse de la BPI, car une partie de l’immeuble de Maisons-Alfort est déjà occupée par un autre organisme, l’ Agence nationale de sécurité sanitaire. » Vérification faite, c’est inexact. L’agence en question a prévu de déménager d’ici à la fin de 2014. Ses 3916 m² de locaux devraient être mis ensuite à la disposition de la BPI, qui aurait donc pu y installer sans souci ses salariés du boulevard Haussmann…

Mais on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif. La BPI a pris ses précautions pour ne pas risquer – ni en 2014 ni plus tard – l’exil général en banlieue. Sa direction a signé un bail de 12 ans pour son immeuble parisien. 

Une longue durée, justifiée, paraît-il, par une année de loyers gratuits proposée par le propriétaire. Un peu comme si l’allume-cigare et l’autoradio de la Porsche étaient offerts par le vendeur…

Article extrait du canard enchainé du  05/06/13

http://www.impots-economie.com/la-scandale-du-cout-des-locaux-de-la-bpi/

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