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Y’en a marre des effectifs des cabinets ministériels qui continuent d’augmenter et surtout de François Hollande et de son gouvernement

Posté par ippolito le 14 juin 2013

Gouvernement Ayrault : les effectifs des cabinets ministériels ont augmenté de 10% en un an

Et si pour lutter contre le chômage, il suffisait d’embaucher au gouvernement ?

 Dans un contexte de crise et pour donner l’exemple, François Hollande et Jean-Marc Ayrault avaient promis de limiter le nombre de conseillers par ministère : pas plus de 15 conseillers pour un ministre de plein exercice et pas plus de 10 pour un ministre délégué. Promesse non tenue.

 Selon le journal Sud-Ouest, cité par Le Canard enchaîné, cette règle n’est respectée que par 15 ministères… sur 38.

Pire : le chiffre augmente. Il y avait 525 conseillers le 1er août 2012, ils sont aujourd’hui 571, soit une hausse des effectifs de 10%. Certes, on est loin des 652 conseillers du gouvernement Fillon en 2008.Mais le gouvernement Ayrault « a déja quasi annulé la baisse de 12% des effectifs dont il se félicitait au moment de son installation ». 

D’après Sud-Ouest, c’est Arnaud Montebourg « le plus mauvais des élèves » avec quatre conseillers supplémentaires sans compter les chargés de mission dont les noms n’apparaissent pas au Journal Officiel.

Cette inflation des cabinets ministériels est une bonne nouvelle pour l’emploi, pas pour les finances publiques. Le Canard rappelle que « la rémunération moyenne d’un conseiller est de 7 500 euros net » et que « certains gagnent même plus que leur ministre ».

 Plus que les ministres qui cumulent les indemnités comme Najat Vallaud-Belkacem, Yamina Benguigui ou Benoît Hamon ? On espère que non…

*** Source
- « Un gouvernement qui lutte pour l’emploi », Le Canard enchaîné n°4832, 05.06.2013

http://www.politique.net/2013061101-effectifs-cabinets-ministeriels.htm

Publié dans Y'en a marre de François Hollande | Pas de Commentaire »

Y’en a marre de la réforme des retraites et surtout du rapport Moreau

Posté par ippolito le 14 juin 2013

Réforme des retraites : les 5 choses à savoir

Le rapport Moreau remis ce vendredi à Jean-Marc Ayrault doit dégager plusieurs pistes pour la future réforme. Un dossier épineux qui suscite déjà des crispations.

Etat des lieux.

En 20 ans, ce doit être la cinquième grande réforme des retraites. Un chantier explosif en temps de crise, qui cristallise déjà de nombreuses inquiétudes dans l’opinion. Un dossier épineux sur lequel bien des gouvernements ont perdu des plumes. 

Après l’incomplète réforme de Fillon en 2010, la gauche s’y attelle pour la première fois. En face de syndicats divisés et une droite peu coopérative, François Hollande, qui a avancé jusqu’ici avec prudence, sait le terrain miné. 

Alors que le gouvernement s’est engagé à réformer les retraites d’ici la fin de l’année pour rétablir l’équilibre financier des régimes dont le déficit pourrait atteindre plus de 20 milliards, le Premier ministre se voit remettre ce vendredi 14 juin le tant attendu rapport Moreau. 

Quelles sont les pistes préconisées ? Que dit pour l’heure le gouvernement ? Qu’en pensent les partenaires sociaux ? Eléments de réponses.

Les pistes du rapport Moreau

Actifs, retraités, fonctionnaires, tous pourraient bien être mis à contribution pour résorber le déficit de la branche retraite, qui devrait s’établir à 3,5 milliards d’euros en 2013 et dépasser les 20 milliards d’ici 2020. Les pistes préconisées par la commission sur les retraites, présidée par la haut fonctionnaire Yannick Moreau, ont déjà fuité dans la presse. Et plusieurs d’entre elles s’avèrent déjà explosives.

Le levier de la durée de cotisation : alors qu’elle est actuellement de 41,5 ans pour les personnes nées en 1955 et 1956, elle pourrait être allongée jusqu’à 43 ou 44 annuités pour obtenir une retraite à taux plein.

Autre piste : la commission pourrait préconiser de reculer à nouveau l’âge légal de départ, à 63 ou 65 ans, une piste privilégiée par plusieurs responsable de l’UMP mais qui risque de se heurter au rejet frontal des syndicats.

En ce qui concerne les régimes spéciaux de retraite, serpent de mer des 20 dernières années, il apparaît peu probable que le rapport Moreau opte pour une nouvelle réforme, même si le gouvernement ne la pas encore totalement écartée.

D’autres options mettant à contribution les retraités imposables pourraient être proposées, comme l’alignement du taux de CSG sur celui des actifs, la suppression de l’abattement fiscal de 10% ou encore la fiscalisation de l’avantage pour les ménages d’au moins trois enfants. En revanche, le passage d’un système de répartition à un système de retraites à points paraît peu probable.

Le point qui fait le plus débat est le possible rapprochement public-privé. Selon les syndicats, la Commission Moreau propose de calculer les pensions des fonctionnaires non plus sur les salaires des six derniers mois mais sur ceux des dix meilleures années. Dans le privé, les pensions sont calculées en fonction des salaires des 25 meilleures années.

Quel calendrier ?

Jean-Marc Ayrault en pris « l’engagement » : la réforme ne sera pas mené à terme sans concertation. Quelles que soient les pistes préconisées par rapport Moreau, le gouvernement entend ainsi éviter toute précipitation. Le Premier ministre a déjà prévenu que les pistes des experts ne sont que des « hypothèses » de travail sur lesquels le gouvernement se basera pour trancher.

En effet, après la remise du rapport, viendra le temps de la concertation avec les partenaires sociaux lors de la grande Conférence sociale des 20 et 21 juin. L’une des six tables rondes organisées à l’Elysée concernera le dossier des retraites, l’occasion pour les partenaires sociaux d’exposer leurs positions.

 Et c’est seulement après un round de négociations qui pourrait se poursuivre durant tout l’été, que le gouvernement devrait déposer un projet de loi vers la mi-septembre, qui sera ensuite soumis au Parlement fin septembre-début octobre.

Ce que dit le gouvernement

Tiraillé entre les injonctions de la Commission européenne – qui avait détaillé fin mai quelques pistes de réforme du système des retraites – et les craintes des syndicats, le chef de l’Etat sait qu’il marche sur des œufs. 

Face aux premières fuites sur le rapport Moreau, le gouvernement reste pour l’heure prudent pour ne fâcher personne. L’exécutif présente de fait les travaux des experts comme « une boîte à outils » sur laquelle il va s’appuyer pour élaborer la future réforme.

Malgré cette prudence affichée, François Hollande a déjà laissé entendre, via son entourage, que le mode de calcul des retraites des fonctionnaires sera un des éléments du débat dans l’élaboration du projet de loi à la rentrée.

Au sein du gouvernement, deux lignes semblent se dégager : d’un côté, il y a ceux qui préconisent un rapprochement des systèmes du public et du privé. De l’autre, ceux pour qui les inégalités entre les deux régimes ne sont pas si criantes.

Interrogée dimanche dernier par le « Parisien », Marisol Touraine se montrait franche : « Disons-le clairement : pour sauver le système des retraites, des efforts seront nécessaires et chacun devra y participer ». Comprendre : y compris les fonctionnaires.

Même tonalité chez sa collègue chargée des Personnes âgées, Michèle Delaunay, pour qui un « rapprochement » des systèmes du public et du privé n’est « pas exclu », reconnaissant qu’il existe une « volonté d’équité et d’égalité » au sein de l’opinion.

Plutôt que s’attaquer au dossier brûlant de la retraite des fonctionnaires, le ministre du Travail, Michel Sapin, pense pour sa part que « l’hypothèse [...] de l’allongement de la durée de cotisation est une bonne hypothèse, qui répond au problème d’équilibre démographique. »

Une chose est certaine : l’Elysée exclut tout nouveau report de l’âge légal de départ à la retraite, déjà porté de 60 à 62 ans par la droite en 2010. Lors de sa dernière conférence de presse, le 16 mai, François Hollande a rappelé l’urgence d’agir : « Je refuse, comme président de la République, de reporter sur les générations à venir le fardeau du financement des retraites ».

Ce que dit la droite

A l’UMP, on veut faire du dossier brûlant des retraites un marqueur du manque de « courage » politique de François Hollande. Si elle milite depuis longtemps pour un report de l’âge légal à 65 ans, la droite évoque désormais « le nécessaire » alignement du mode calcul des pensions pour les fonctionnaires sur celui des salariés du privé et presse l’exécutif à procéder à un gigantesque « big-bang ».

Le patron des députés UMP, Christian Jacob souhaite ainsi « établir un calendrier » pour « un rapprochement du public et du privé ». Eric Woerth, ministre chargé de défendre au Parlement la réforme de 2010 sous Sarkozy, se veut encore plus clair et va jusqu’à prôner que les pensions des agents de la fonction publique soient basées sur les 25 meilleures années de carrière, et non sur les six derniers mois, comme actuellement. « A carrière égale, retraite égale », lance ainsi dans « Le Figaro » l’ancien ministre du Travail. Des pistes qui font bondir les syndicats.

Ce que disent les partenaires sociaux
Syndicats et patronat apparaissent pour l’heure particulièrement divisés. Si la CFDT semble prête à un compromis, la CGT, qui estime ne pas être entendue par le gouvernement, considère déjà le rapport Moreau comme « la boîte à outils du patronat ! ».

Interrogé par le « Nouvel Obs », Eric Aubin, en charge des retraites au sein de l’organisation syndicale, juge par ailleurs que la question de l’alignement des règles entre privé et public « est un faux problème ». Un casus belli que partage FO, qui juge déjà certaines pistes « inacceptables ». Le syndicat parie déjà sur l’épreuve de force avec le gouvernement. Le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, évoque la possibilité de « mouvements sociaux et grèves ».

Tonalité différente à la CFDT : si le nouveau patron, Laurent Bergé, rejette par avance toute baisse des pensions ou un possible report de l’âge de départ à la retraite, « une remise à plat des régimes de retraite » ne l’effraie pas.

Interrogé par « l’Express » en début de semaine sur un rapprochement du mode de calcul des pensions dans le public le privé, il répond : « Nous sommes favorables à un rapprochement des différents régimes, à condition de prendre en compte la spécificité des carrières et des structures de rémunération ainsi que la situation des polypensionnés ».

Au Medef, Laurence Parisot, qui va bientôt céder son poste à la tête de l’organisation, est une chaude partisane d’un report de l’âge légal de départ à la retraite. Elle juge également que l’allongement de la durée de cotisation est le « minimum » à attendre de la future réforme. « Il y a un moment où l’allongement de la durée de cotisation est pire que le décalage du départ à la retraite », insiste-t-elle. 

Guillaume Stoll – Le Nouvel Observateur

http://tempsreel.nouvelobs.com/la-reforme-des-retraites/20130613.OBS3286/reforme-des-retraites-les-5-choses-a-savoir.html

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