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Y’en a marre de la hausse des impôts et surtout de la baisse de notre pouvoir d’achat

Posté par ippolito le 24 mai 2013

Hausse des impôts et inflation : la baisse du pouvoir d’achat des Français de 2012 sera plus forte en 2013

L’Insee a relevé ce mercredi que les Français avaient vu, pour la première fois depuis 1984, leur pouvoir d’achat régresser. Premier responsable: la hausse des impôts. Et ce sera encore pire cette année.

Du jamais vu depuis près de trente ans! Le pouvoir d’achat des Français a globalement reculé de 0,4% en 2012, avec notamment une baisse de 0,8 % au quatrième trimestre, selon les chiffres rendus publics ce matin par l’Insee. En le ramenant à un niveau individuel (par « unité de consommation » dans le jargon des statisticiens), la chute atteint même 1% sur l’année, contre une stagnation en 2011.

Certes, le salaire moyen par tête versé par les entreprises a encore augmenté de 2,1% en 2012 après 2,5% en 2011, notamment grâce au coup de pouce donné au Smic l’été dernier. Mais les destructions d’emploi qui ont fait progressé le nombre de chômeurs ont aussi fortement pesé sur la masse salariale globale. Au total, elle n’a progressé que de 1,8% contre 2,9% en 2011. 

Lors de la récession de 2009, le reflux des tarifs de l’énergie avait permis de sauver le pouvoir d’achat des ménages mais, cette fois, la hausse des prix, même modérée, a tout de même atteint 1,7%.

Mais ce sont avant tout les hausses d’impôts qui ont donné le coup de grâce au pouvoir d’achat, souligne l’Insee. Il s’agit, pour l’essentiel, des effets des mesures décidées par le gouvernement de François Fillon avant son départ. 

En novembre 2011, le Premier ministre de Nicolas Sarkozy avait notamment annoncé un gel du barème de l’Impôt sur le Revenu dont les tranches étaient habituellement indexées sur l’inflation.

400.000 ménages de plus ont payé un impôts sur leurs revenus en 2012

Selon un rapport de la sénatrice Marie-France Beaufils, cela a eu pour conséquence de faire entrer dans le barème de l’IR près de 400.000 ménages, qui étaient auparavant trop pauvres pour être imposés. Et, au total, plus de 17 millions de foyers ont subi une hausse de leurs impôts, à hauteur de 1,7 milliard d’euros.

Par ailleurs, le gouvernement Fillon a aussi raboté les niches fiscales et instauré une taxe exceptionnelle sur les hauts revenus de 3 ou 4%. François Hollande en a rajouté une couche en instaurant une contribution supplémentaire pour les redevables de l’Impôt sur la Fortune dès 2012. 

Au final, les taxes subies par les ménages ont grimpé de 10% en 2012 ! A ce coup de massue fiscale, il faut aussi ajouter l’impact de la hausse du taux de cotisation retraite et de la suppression des exonérations sociales sur les heures supplémentaires, décidées par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. La masse globale des prestations sociales versées en 2012 a néanmoins continué à progresser, ce qui a permis d’amortir un peu le choc.

La baisse du pouvoir d’achat sera encore plus forte en 2013

Que faut-il attendre pour 2013? L’Insee prévoit que les revenus d’activité continuent à ralentir (+0,4% au premier semestre après +0,9% au second semestre 2012) sous le double effet de moindres augmentations de salaires et de la poursuite de la progression du chômage. 

Les hausses d’impôts marqueraient une pause au premier semestre avant de repartir de plus belle en fin d’année lorsque le choc fiscal de François Hollande commencera produire ses effets, notamment la poursuite de la non-indexation du barème de l’IR, la création de la tranche à 45% ou encore la baisse du plafond du quotient familial. 

Autant dire qu’il ne faut rien attendre de bon pour votre pouvoir d’achat cette année. Reste une question : les Français vont-ils comme en 2012 continuer à consommer en sacrifiant leur épargne? Ou bien cette baisse du pouvoir d’achat aura-t-elle un impact sensible sur la consommation et, par voie de conséquence, sur la croissance ?

http://www.challenges.fr/economie/20130327.CHA7649/hausse-des-impots-et-inflation-la-baisse-du-pouvoir-d-achat-des-francais-de-2012-sera-plus-forte-en-2013.html

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Y’en a marre des magouilles de Sylvie Andrieux

Posté par ippolito le 24 mai 2013

Condamnée à un an de prison ferme, la députée PS Sylvie Andrieux fait appel

Marseille, correspondance. Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné, mercredi 22 mai, Sylvie Andrieux, députée socialiste des quartiers Nord de la ville à trois ans de prison dont deux ans avec sursis, une amende de 100 000 euros et à cinq années d’inéligibilité. Ces peines sanctionnent les détournements de fonds publics à des fins clientélistes commis au préjudice du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur entre 2005 et 2008 alors que Mme Andrieux était vice-présidente déléguée à la politique de la ville.

La condamnation est plus lourde que celle requise lors du procès qui s’est tenu en mars. Le vice-procureur Jean-Luc Blachon avait réclamé deux ans de prison avec sursis, une amende de 50 000 euros et fixé à cinq années – le maximum prévu – la peine complémentaire d’inéligibilité.

« Ce dossier a installé la fraude au sein de la région, avait-il expliqué. Les prévenus ont racorni l’espace public. Il n’est pas concevable de domestiquer l’électorat avec des fonds publics, qu’ils deviennent une monnaie d’échange entre élus et citoyens. » Depuis sa mise en examen en juillet 2010, Sylvie Andrieux conteste avoir eu connaissance du détournement de subventions au bénéfice d’associations en sommeil ou fictives, créées dans le seul but d’escroquer la région.

PAS CANDIDATE AUX MUNICIPALES

Prenant acte d’une « décision injuste », l’élue a annoncé mercredi midi qu’elle avait « aussitôt » fait appel. « Je n’ai commis aucun des faits qui me sont reprochés et je vais consacrer toute mon énergie à en faire la démonstration devant la cour d’appel », a-t-elle déclaré dans un communiqué – elle était absente au prononcé du jugement. Cet appel a un effet suspensif sur sa condamnation, qui ne deviendra définitive que si elle est confirmée en appel, voire en cas de rejet d’un éventuel pourvoi en cassation. 

Si elle est donc, pour le moment, toujours éligible, Mme Andrieux a laissé entendre qu’elle ne participerait pas aux prochaines élections municipales, en 2014. « Cette décision n’entame en rien mes convictions et le combat que j’ai toujours mené. Dans un souci de clarté, je ne m’impliquerai pas dans le débat électoral local jusqu’à ce que mon innocence ait été reconnue », a-t-elle indiqué. En 2008, Sylvie Andrieux conduisait la liste d’union de la gauche dans le 7e secteur de Marseille.

Les prévenus sont par ailleurs condamnés à verser 716 593 euros de dommages et intérêts au conseil régional, partie civile.

Le tribunal relaxe Jean-Guillaume Lalange, ancien directeur de l’aménagement du territoire chargé de la politique de la ville à la région. Il avait été accusé d’avoir fermé les yeux sur la fraude en dépit d’alertes. Avec un président de paille et un objet social souvent vague comme « la réhabilitation de l’image des quartiers Nord » ou « la construction d’un nouvel environnement plus sain, plus hygiénique et plus vivable », les associations-taxis bénéficiaient de subventions sur la base de dossiers truffés de faux documents.

« JE T’AIDE PARCE QUE TU M’AS SUBVENTIONNÉ »

L’argent a enrichi les principaux organisateurs de l’escroquerie, Benyoub Same, Boumedienne Benamar et Cédric Doco, condamnés aux plus lourdes peines prononcées contre les vingt-deux prévenus. Après avoir évoqué leur rôle de relais électoral et de facilitateur des déplacements de la députée dans les cités des quartiers Nord, ces prévenus avaient fait volte-face à l’audience, contestant le système de donnant-donnant décrit par l’avocat du conseil régional, Me Gilles Gauer, comme « la forme moderne du clientélisme : je t’aide parce que tu m’as subventionné ».

Seul Rolland Balalas, ancien secrétaire général du groupe PS au conseil régional et ex-attaché parlementaire de Mme Andrieux, n’a jamais changé de position. Dès 2008, il avait confirmé le caractère clientéliste de ces subventions, les trois quarts de la ligne budgétaire « politique de la ville » allant à des associations de la circonscription de Sylvie Andrieux.

« Elle se fout complètement de savoir si ce qu’on finance est bon ou pas bon dans la mesure où, à un moment donné, ça fait du chiffre et ça augmente sa popularité », avait-il déclaré au juge. L’annonce du renvoi de Mme Andrieux devant le tribunal correctionnel avait eu lieu quelques jours avant le premier tour des législatives de juin 2012 qu’elle avait remportées, mais privée de l’investiture PS et avec seulement 699 voix d’avance sur son adversaire du Front national, présent au délibéré.

Par Luc Leroux

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/05/22/la-deputee-ps-sylvie-andrieux-condamnee-a-3-ans-de-prison-dont-2-avec-sursis_3415057_823448.html

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Y’en a marre des magouilles de Claude Guéant

Posté par ippolito le 24 mai 2013

L’ emploi fictif de Claude Guéant
 
Après les tableaux ( voir Guéant, expert en vente d’ objets d’ art) et l’argent liquide ( voir Virement suspect de 25 000 euros pour Guéant), voici l’ emploi fictif de Claude Guéant.

Claude Guéant est visé, en compagnie de l’ancienne ministre du Logement Christine Boutin, par une nouvelle information judiciaire, ouverte le 10 mai à Nanterre. Cette fois, il s’agit de « détournements de fonds publics, complicité et recel » ( Le Monde, 17/5). Cette enquête est la suite tardive des révélations du Canard enchainé, publiées en juin 2010, sur l’embauche par Boutin de Philippe Pemezec, ex-député UMP des Hauts-de-Seine et actuel maire du Plessis-Robinson.

Ce bon ami de Sarkozy avait bêtement été privé de son siège de député, en novembre 2007, par le Conseil constitutionnel, qui lui reprochait un financement illégal de sa campagne. Ce pauvre garçon avait perdu du même coup ses 5487 euros mensuels d’indemnités parlementaires. Claude Guéant, alors secrétaire général de l’ Elysée, lui avait tendu une main secourable, et avait prié Christine Boutin d’aider le malheureux.

Boutin s’exécuta sans tarder: le 14 février 2008, Pemezec était embauché comme chargé de mission au cabinet de Boutin pour 5500 euros net par mois. Prié de rédiger des rapports sur l’ « accession sociale à la propriété », cet expert s’est surtout contenté de recopier – parfois à la virgule près – des textes piqués sur internet. Ce petit jeu a duré jusqu’en juin 2010, quand Benoist Apparu, le successeur de Boutin au Logement, a arrêté les frais.

Durant l’enquête préliminaire, Boutin a charitablement raconté aux policiers qu’elle n’avait fait qu’exécuter les ordres de Guéant. Lequel s’est empressé de lui renvoyer la balle: il a reconnu avoir pistonné Pemezec, mais pour un vrai job.

Les premières investigations ont pourtant montré que tout avait été mis en oeuvre pour camoufler l’embauche litigieuse. Comme le confirme un magistrat au Canard enchainé, l’identité de Pemezec n’apparaissait dans aucun organigramme ministériel, et sa nomination n’a jamais été publiée au Journal officiel. Le ministère avait préféré faire signer au nouvel embauché un discret contrat d’ « agent contractuel » de droit privé.

A croire que Guéant et Boutin avaient honte de leur coup de piston…

source: le canard enchainé

http://www.impots-economie.com/l-emploi-fictif-de-claude-gueant/

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Y’en a marre de Delanoë

Posté par ippolito le 24 mai 2013

Mieux que les emplois d’avenir, les jobs 
qui ne servent à rien

Sacré Bertrand Delanoë ! Le maire de Paris emploie 90 agents juste pour vérifier que l’on ne met pas ses sacs-poubelles dans le bac vert des voisins. Et il a plein d’autres idées comme ça.

Et maintenant, voici la véridique et très pénible histoire arrivée le mois dernier à un mien ami, dans le XIXe arrondissement de Paris. D’aucuns diront qu’il l’a bien cherché, mais c’est pure calomnie, car que faire lorsque le feuilleton est terminé, sinon vider les poubelles avant d’aller dormir ? 

Les siennes étaient d’ailleurs fort proprement mises, enfermées jusqu’à la dernière épluchure dans un de ces sacs plastique à cordelette tout ce qu’il y a de réglementaire. 

Pensant bien faire, notre honnête citoyen est donc sorti de sa maison, a fait quelques pas sur le trottoir, et s’en est allé ficher son baluchon dans le bac vert de l’immeuble voisin, le sien ayant été récemment volé, en sifflotant les chœurs de l’Armée rouge parce qu’il faut bien s’entraider, surtout quand on est tout seul.

C’est à cet instant que deux sbires à brassard du Centre d’action pour la propreté de Paris (CAPP) lui sont tombés dessus. Les quatre-vingt-dix hommes de cette unité de choc, ai-je appris depuis, se voient confier l’importante mission de surveiller la mise des sacs dans les poubelles par les citoyens, parce qu’on ne peut pas laisser faire n’importe quoi, quand même. 

Après les sermonnages de rigueur, notre délinquant ordurier s’est donc vu dresser un procès-verbal pour «présentation irrégulière des déchets à la collecte municipale en bourrant un sac de 20 litres dans la poubelle du voisin, prévue et réprimée par l’article R 632-1 du Code pénal», infraction passible d’une amende de 35 euros. Précisons à l’égard des sceptiques qu’aucune caméra cachée ne tournait dans les environs et qu’il ne s’agissait donc nullement d’une plaisanterie télévisuelle.

A l’énoncé de cette affaire, la colère m’a pris. Qu’en pleine période de disette budgétaire Bertrand Delanoë s’amuse à assigner à des brigades nord-coréennes d’aussi absurdes besognes, il y a de quoi vous mettre en pétard, non ?

 Ces agents verbalisateurs ne seraient-ils pas plus utiles à balayer les rues de la capitale, particulièrement sales ces derniers temps ? Et puis j’ai réfléchi. Et j’ai compris qu’en fait de gaspilleur le maire de Paris était en réalité… un génial précurseur. 

Car enfin, puisqu’il n’y a plus aucun boulot dans les postes qui servent, la seule solution n’est-elle pas d’orienter les chômeurs vers des postes qui ne servent pas. Aux côtés des quatre-vint-dix empêcheurs de bourrer les poubelles du voisin, notre Grand Timonier parisien s’apprêterait à recruter aux frais du contribuable un bataillon  de surveilleurs de gardiens de musée, une compagnie de vérifieurs de prise intégrale de RTT et une armée entière d’aideurs d’automobilistes à faire leur créneau.On n’est pas sortis de l’auberge.

Philippe Eliakim

Note de la rédaction : il s’agit d’un « billet d’humour », classé pour cette raison dans la rubrique « Clin d’oeil ». S’il prend comme point de départ des faits réels, tout n’est pas à prendre au premier degré…

© Capital

http://www.capital.fr/enquetes/clins-d-aeil/mieux-que-les-emplois-d-avenir-les-jobs-qui-ne-servent-a-rien-841171

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Y’en a marre de Cahuzac mais surtout des mensonges et des secrets de polichinelle

Posté par ippolito le 24 mai 2013

Cahuzac : le fisc savait depuis 2001, selon Gonelle

Devant la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire du compte en Suisse, le premier détenteur de l’enregistrement de Jérôme Cahuzac dit avoir alerté l’administration dès 2001, par l’intermédiaire de l’un de ses proches.

Y-a-t-il eu dysfonctionnement de l’Etat dans l’affaire Cahuzac ? C’est la question à laquelle tente de répondre la commission d’enquête parlementaire, présidée par le député Charles de Courson, et dont les travaux ont débuté ce mardi. 

Sa mission : retracer et comprendre les événements qui ont eu lieu entre le 4 décembre 2012, date des premières révélations de Mediapart sur l’existence d’un compte suisse appartenant à l’ancien ministre, et le 2 avril 2013, jour des aveux et de la mise en examen de ce dernier. 

Protagoniste très attendu, Michel Gonelle, ancien rival politique de Jérôme Cahuzac à Villeneuve-sur-Lot, a répondu aux interrogations des députés dès 16 heures. 

Une audition qui, suite aux nombreuses questions, a «dérapé de plus d’une heure», selon les propos du président; retardant l’audition suivante de la directrice de cabinet de Jérôme Cahuzac à Bercy, Amélie Verdier.

«Troisième voie»

Pendant plus de deux heures, les députés de la commission ont cherché à retracer les initiatives prises par Michel Gonelle, dès 2000, date à partir de laquelle il était en possession de l’enregistrement de la voix de Jérôme Cahuzac évoquant son compte en Suisse. 

Michel Gonelle explique avoir écarté à l’époque l’option de parler aux médias. De même, il ne choisit pas non plus de se tourner vers le procureur de la République. Un point qui lui sera à plusieurs reprises reproché par les membres de la commission. 

C’est en dehors de toute procédure officielle que Michel Gonelle a donc trouvé ce qu’il nomme «une troisième voie» : informer, au printemps 2001, un fonctionnaire des impôts, faisant partie de son «cercle intime», qui avec son accord, s’est chargé de relayer l’information à la Direction nationale d’enquêtes fiscales (DNEF).

Une révélation qui implique un nouvel acteur dans l’affaire, dont Michel Gonelle n’a pas souhaité donner l’identité, tout en offrant suffisamment de détails à son sujet. L’avocat a par ailleurs évoqué d’autres noms au cours de son audition : 

celui notamment d’un responsable de la DNEF de Bordeaux, qui aurait eu connaissance du dossier. Autre acteur évoqué, Jean-Louis Bruguière, à qui il a confirmé avoir remis une copie de l’enregistrement, de manière non préméditée, lors d’une visite privée du magistrat, fin 2006.

Ainsi, sur les deux supports CD de l’enregistrement de Cahuzac, Michel Gonelle a précisé que l’un était resté en sa possession, l’autre étant parti entre les mains de Jean-Louis Bruguière. Lequel des deux s’est retrouvé dans les bureaux de Mediapart ?

 La commission n’a pas réussi à obtenir de réponse à ce sujet. Michel Gonelle a formellement démenti avoir transmis ce support à qui que ce soit d’autre, tout en ajoutant qu’il n’envisageait pas que Jean-Louis Bruguière ait pu donner le sien. «Mais son exemplaire a dû circuler», a-t-il ajouté. Le président de la commission, après avoir consulté ses collègues, a donc proposé que Jean-Louis Bruguière soit également entendu par la commission.

Tour à tour prolixe et évasif, Michel Gonelle a laissé planer le flou sur les démarches qu’il a pu entreprendre. Au point d’irriter les députés présents : «Vous avez fait une utilisation oblique, voire détournée, de l’administration. 

A aucun moment vous n’avez saisi directement la justice ou l’administration fiscale», s’est agacée Marie-Françoise Bechtel. Face aux reproches récurrents, l’avocat a gardé la même défense pendant toute l’audition. Evoquant le manque de certitudes d’abord sur les faits reprochés à l’ancien ministre. 

Mais plus encore, la crainte de se retrouver sur la place publique et le risque de représailles juridiques: «Cahuzac, ce n’est pas un adversaire comme les autres. Si on fait un pas de travers, il sait répliquer».

Michel Gonelle est aussi revenu sur son entretien avec un membre du cabinet de François Hollande, qui lui aurait conseillé l’immobilisme suite aux révélations qu’il était venu lui apporter : «Une porte se fermait, j’en ai été déçu», a-t-il soutenu.

 Alors, il n’en démord pas : «Moi et mon entourage avons eu une attitude parfaitement républicaine.» Ce qui n’est pas l’avis des députés, notamment de Jean-Marc Germain qui s’est montré plus incisif, reprochant à Michel Gonelle de n’avoir donné aucune explication convaincante : 

«Nous sommes gênés. Vous n’avez pas fait votre devoir de citoyen.» Ce à quoi Michel Gonelle a répliqué : «Je n’ai pas la prétention d’être l’Etat. Vous instruisez mon procès mais je ne crois pas que ce soit moi qui ai fait les choses les plus graves dans cette affaire».

«Secret de Polichinelle»

Mardi matin, dès 9 heures, Edwy Plenel, patron de Mediapart, avait, le premier, pris la parole face aux membres de la commission d’enquête parlementaire: «La seule limite à notre témoignage sera le secret des sources», avait-il précisé. 

Comme attendu, aucun nom n’aura donc était évoqué. Mais, selon les deux journalistes du site, Edwy Plenel et Fabrice Arfi, la liste des témoins est longue. «Il est normal qu’ils aident le travail journalistique», a souligné Edwy Plenel, en faisant référence aux responsables et membres de cabinets qui avaient joué un rôle dans la révélation de l’affaire. 

Pas de noms, mais des pistes : DCRI, ex-DST, DGSE, douane, nombreux sont ceux qui, selon Fabrice Arfi, auteur de l’enquête de Mediapart, pourraient avoir des choses à raconter.

«Amateurisme», «instrumentalisation» : les deux journalistes n’ont pas mâché leurs mots à l’égard du gouvernement, et notamment du ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici : «Nous attendons qu’il admette qu’il a fait une erreur», a lancé Edwy Plenel à la commission. 

Accusé d’avoir «mal travaillé», le patron de Bercy n’est pourtant pas le seul incriminé par les journalistes qui s’en sont pris à tout un système : «Un pouvoir exécutif tétanisé, un pouvoir législatif coalisé, enfin, un pouvoir judiciaire immobile.». 

Un lourd bilan prononcé par le président de Mediapart à l’encontre de l’Etat qui n’aurait pas joué son rôle face à ce qu’il qualifie de «secret de Polichinelle». Même constat de Fabrice Arfi : «Depuis le début des années 2000, l’appareil d’Etat avait reçu des informations sur l’existence d’avoirs cachés.»

Plaidant pour une grande loi sur la liberté d’information, prenant en exemple le Freedom of Information Act américain, Edwy Plenel a appelé, en concluant son audition, les députés de droite comme de gauche à adopter «une logique de majorité d’idée» et à ne pas être dans un affrontement partisan autour des révélations journalistiques. «Si la commission d’enquête pouvait tirer cela vers le haut, le travail de Mediapart n’aura pas était vain», a-t-il conclu.

Par AMANDINE CAILHOL

http://www.liberation.fr/politiques/2013/05/21/cahuzac-le-fisc-savait-depuis-2001-selon-gonelle_904571

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